Ce pompier interdisait à quiconque de franchir la guérite du stationnement de l'hôpital de Matane, y compris la journaliste du Soleil.

Une odeur suspecte force l'évacuation d'une cinquantaine d'employés de l'hôpital de Matane

Une odeur suspecte a forcé l'évacuation d'une cinquantaine d'employés oeuvrant sur trois étages de la section est de l'hôpital de Matane, mercredi vers 9h30. Cette mesure de prévention a été prise à cause des risques d'explosion. L'odeur provenait d'un laboratoire et aurait été causée par des acides.
«C'est une employée du laboratoire qui nous a avertis qu'une odeur se dégageait d'une armoire, raconte la coordonnatrice des communications et des affaires publiques du Centre de santé et de services sociaux de Matane, Mélissa Richard. On a immédiatement appelé les pompiers, mais comme ce n'est pas dans leurs compétences de manipuler des matières dangereuses, ils nous ont recommandé d'appeler une firme spécialisée dans la manipulation de matières dangereuses. La firme Hazmat de Rimouski est arrivée vers 12h30 afin de sortir les produits et de les détruire de façon sécuritaire.» Les employés de la firme était escortés des pompiers de Rimouski.
L'odeur a été causée par le mélange accidentel de quatre produits dangereux. Cependant, on ignore toujours ce qui a provoqué l'incident.
Par mesure préventive, tous les rendez-vous prévus mercredi à la clinique externe, en imagerie numérique et pour des chirurgies non urgentes ont été annulés. Par contre, les services de l'urgence n'ont pas été perturbés.
Un périmètre d'une cinquantaine de mètres avait été érigé par les pompiers autour de l'édifice. Un pompier exerçait un tri à la guérite du stationnement afin de ne laisser entrer que les visiteurs jugés prioritaires.
Vers 15h45, tout était presque revenu à la normale au centre hospitalier. «Les quatre produits dangereux ont été sortis du laboratoire et de l'établissement, confirme Mme Richard. Des tests d'air ont été faits et ils étaient concluants. Tout était correct.» Seuls 15 à 20 employés du secteur des laboratoires n'étaient toujours pas autorisés à regagner leur lieu de travail. «Il y a encore des vérifications à faire», indique la porte-parole de l'hôpital de Matane.
Avec la collaboration d'André Bécu