Le capitaine du homardier, Émilien Duclos, a été reconnu coupable en février 2014 de menace de mort et de voies de fait sur une fonctionnaire, observatrice en mer pour le fédéral. Il a été condamné à une peine de prison de neuf mois avec une probation de deux ans.

Une observatrice en mer pousuit le capitaine d'un homardier et son matelot pour 225 000 $

Le capitaine d'un homardier des Îles-de-la-Madeleine et son matelot sont poursuivis au civil pour environ 225 000 $ par une employée de Biorex qui a été frappée dans la timonerie et menacée d'être jetée par-dessus bord.
Émilien Duclos, capitaine de l'Espérance, a été reconnu coupable en février 2014 de menace de mort et de voies de fait sur une fonctionnaire, observatrice en mer pour le fédéral. Il a été condamné à une peine de prison de neuf mois avec une probation de deux ans.
Le juge Jules Berthelot a cru la version de l'observatrice qui affirmait que, 30 minutes après le départ pour cette sortie en mer de 15 heures, le 2 juin 2013, le capitaine Duclos lui a asséné quatre coups d'épaule. Un peu plus tard, Duclos l'a menacée de la jeter à l'eau. Le frère du capitaine, Émile Duclos, matelot, n'aurait rien fait pour aider l'employée.
L'observatrice, disant craindre d'autres attaques et représailles, s'est alors isolée dans la timonerie du navire jusqu'au retour à quai.
La dame, en proie à un choc post-traumatique, a été déclarée invalide à tout type de travail depuis l'événement.
Elle dit toujours souffrir de claustrophobie, d'anxiété et a encore des flashs-backde l'agression. Elle doit toujours consommer de la médication.
L'employée de Biorex réclame aux deux Madelinots environ 225 000 $, notamment 40 000 $ en dommages punitifs pour atteinte à ses droits fondamentaux.
Le capitaine Émilien Duclos a en outre été reconnu coupable au pénal, en vertu de la Loi sur les pêches, d'avoir manqué à son obligation d'assurer la sécurité de l'employée.
Précision
Une précision s'impose concernant le texte original publié samedi sur la poursuite civile de 227 000$ après une agression dans un homardier des Îles-de-la-Madeleine, en juin 2013. Contrairement à ce qu'on pouvait lire dans la procédure déposée en Cour supérieure, consultée par Le Soleil, l'observatrice en mer à l'origine de la requête n'était pas employée de Pêches et Océans Canada, mais bien à l'emploi de Biorex. L'article en ligne a donc été modifié.
Isabelle Mathieu