Simon Rheault, vice-président aux finances de l'Association des étudiants en sciences de l'administration (AÉSAL) et Michel Gendron, doyen de FSA ULaval.

Une nouvelle interface avec le milieu du travail

1er de 3 - Le nouvel étage du pavillon Palasis-Prince de l'Université Laval n'est pas qu'un simple ajout immobilier. Il s'agit d'une nouvelle interface avec le milieu des affaires qui profitera autant aux étudiants qu'aux professionnels.
Ce projet, unique au Québec, est venu de la volonté de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval (FSA ULaval) et de son doyen, Michel Gendron, afin que la faculté reste compétitive devant les autres universités à travers le monde.
L'Université Laval compte parmi l'élite mondiale des écoles de commerce. « Sur 300 000 facultés de commerce à travers le monde, l'Université Laval fait partie des 150 universités qui ont une double accréditation : elle est la seule université non anglophone membre de l'Association to Advance Collegiate Schools of Business et de l'European Foundation for Management Development. 
« Ces organismes-là, ils nous auditent, à tous les trois à cinq ans. Ils regardent tout ce qu'on fait : les devoirs, les notes et les livres. Mais ils regardent aussi l'environnement physique et technologique », explique M. Gendron. Mais, en 2005-2006, «ils nous ont dit : quelque chose ne marche pas. Vous nous dites que vous faites partie de l'élite mondiale, mais quand on regarde votre interface avec le milieu des affaires et votre service de placement, ça ne concorde pas. »
Le Carré des affaires FSA ULaval-Banque Nationale servira à offrir des formations ou des séminaires pour les cadres. « Nous avons tout l'équipement à la fine pointe de la technologie pour réaliser des formations avec des gens sur place, mais aussi avec des participants de partout sur la planète. » 
Complètement autofinancé, le Carré des affaires a obtenu l'entièreté de ses fonds par des commandites privées ainsi que par l'association étudiante, qui a garanti une contribution de 1 million $ sur 10 ans, argent provenant du Fonds d'investissement étudiant. Comme l'affirme Simon Rhéault, vice-président aux finances de l'Association des étudiants en administration de premier cycle, cette dépense n'a pas été difficile à justifier auprès des étudiants. » 
Le Carré des affaires abritera également le bureau-satellite au Palasis-Prince du Service de placement (SPLA). Auparavant, le SPLA était logé dans un espace exigu et austère, à côté des locaux de l'Association étudiante. « Ce n'était vraiment pas idéal pour recevoir des employeurs sur le campus. Il n'y avait même pas de locaux fermés pour des rencontres individuelles », a indiqué M. Gendron.
Partenaires
Parmi les partenaires, la Banque Nationale s'est dite très emballée par le projet. Ce que confirme Véronique Lettre, directrice principale, dons, évènements et commandites à l'institution financière. Si le Carré des affaires aura un effet positif pour les étudiants et les professeurs, la communauté des affaires en profitera tout autant. « Les entreprises auront maintenant un lieu physique pour rencontrer les étudiants dans une perspective de recrutement », ajoute-t-elle.
Richard Buteau, directeur du SPLA, estime que le Carré des affaires apportera beaucoup aux étudiants. « C'est un espace de travail formidable. On invite les employeurs qui veulent entrer en contact avec les étudiants et les diplômés pour explorer toutes les possibilités de recrutement. » D'ailleurs, tous les conseillers en emploi auront des bureaux fermés. Le Carré compte deux salles dans l'aire du travail du SPLA pour des entrevues face-à-face, deux salles multidisciplinaires pour réaliser des formations et des conférences ainsi que quatre salles d'entrevues simultanées, équipées de webcams.