Le palais de justice de Québec

Une mère risque la prison pour être devenue la maîtresse d'un ado de 14 ans

Une mère de famille de Québec, Renée Saint-Hilaire, risque une peine d'emprisonnement d'une année pour être devenue la maîtresse du copain d'un de ses enfants.
La femme de 44 ans a plaidé coupable il y a déjà quelques mois à l'accusation de contact sexuel et d'incitation à des contacts sexuels avec un adolescent de 14 ans, entre novembre 2011 et février 2012.
Selon le récit fait par le ministère public au moment de la réponse à l'accusation, Renée Saint-Hilaire, mariée depuis 13 ans et insatisfaite, avait connu le garçon presque 30 ans plus jeune qu'elle par l'entremise du réseau Facebook d'un de ses enfants. C'est aussi par ce réseau social qu'elle fixait des rendez-vous amoureux à son jeune partenaire, a indiqué à la cour le procureur de la Couronne, Me Jean-Roch Parent.
La mère de famille et l'adolescent ont eu des relations sexuelles complètes à quatre reprises. À cinq autres occasions, ils se sont contentés d'attouchements et de fellation.
Le jeune homme a décidé de mettre fin à la relation. «C'est du délire!» avait-il confié aux enquêteurs de la police, une fois l'histoire révélée.
À peu près au même moment, le conjoint trompé annonce qu'il a installé des caméras dans la maison pour découvrir si les enfants lui désobéissent en faisant des fêtes en son absence. Renée Saint-Hilaire passe alors aux aveux et une plainte à la police suivra.
Même si l'adolescent de 14 ans était consentant, les conséquences du crime peuvent être grandes, a souligné le procureur de la Couronne, puisque les gestes sexuels ont été commis au moment où la victime est en train de développer son corps et sa personnalité.
En considérant le portrait favorable brossé par les spécialistes ayant rencontré l'accusée ainsi que les remords manifestés par cette dernière, Me Jean-Roch Parent a réclamé une peine de 12 à 18 mois.
Se défendant seule pour la fin des procédures, la fonctionnaire au ministère du Revenu a convenu que son délit méritait une punition, mais plutôt de l'ordre d'une peine de prison discontinue de 90 jours. «Je me considère comme une bonne personne et c'est une erreur de parcours qui aurait pu être une erreur de jeunesse», a plaidé Mme Saint-Hilaire.
Le juge René De La Sablonnière prononcera la peine demain.