La pluie qui a éclaté en milieu de spectacle n'a pas empêché Québec de poursuivre son histoire d'amour avec Groenland jeudi au parc de la Francophonie.

Une foule record pour Groenland au parc de la Francophonie

La pluie qui a éclaté en milieu de spectacle n'a pas empêché Québec de poursuivre son histoire d'amour avec Groenland jeudi au parc de la Francophonie, la capitale offrant au groupe pop orchestral montréalais sa foule la plus nombreuse, dixit la chanteuse Sabrina Halde.
«Je pense que c'est notre plus grosse foule à vie, c'est malade!» a lancé la chanteuse et multi-instrumentiste devant un site rempli au maximum. Le groupe avait fait salle comble au Cercle à trois reprises au cours de la dernière année.
Les six musiciens de Groenland ont livré une performance solide, menés par leur chanteuse, véritable dynamo qui danse et chante de sa voix puissante et toujours juste en tapant sur ses percussions, en grattant son ukulélé ou en jouant du clavier.
C'est qu'elle a du charisme, la Sabrina, communiquant avec son public et conservant une chaleur et une simplicité absentes chez trop de groupes de la scène montréalaise qui ont connu un succès rapide. Elle a d'ailleurs rendu un bel hommage au groupe américain Local Natives, tête d'affiche de la soirée, affirmant qu'elle avait écouté leurs albums en boucle en composant The Chase, premier album de Groenland lancé l'an dernier.
En plus de la majorité des pièces de son album, entendues et réentendues plusieurs fois en spectacle par le public de Québec au cours de la dernière année, le groupe montréalais a présenté les titres Sober Talk et Don't Fix Me Yet, deux nouvelles compositions qui devraient figurer sur le prochain opus et qui font toujours la part belle au violon et au violoncelle.
Local Natives
À leur premier passage à Québec, les cinq membres du groupe californien Local Natives ont malheureusement vu plusieurs spectateurs partir tôt, non pas en raison de leur performance, mais parce que la pluie commençait à faire son oeuvre.
Débutant sa prestation avec son succès Breakers, premier extrait de son plus récent album, la troupe de Kelcey Ayer a livré une performance sympathique, mais quand la nuit est tombée, les musiciens étaient trop souvent obscurcis dans la «boucane» et l'éclairage teinté de vert et de bleu.
Les pièces ayant suscité le plus de réactions sont Wide Eyes et Who Knows Who Cares, tirées de l'album Gorilla Manor, où les spectateurs frappaient dans leurs mains et levaient les bras dans les airs, ainsi que l'émouvante Colombia, une chanson très personnelle qu'Ayer a écrite à propos de sa mère décédée.
Royal Canoe
La soirée avait été ouverte par le sextuor de Winnipeg Royal Canoe. Ceux qui voudraient revoir la bande des deux Matt (Peters et Schellenberg) ou qui ont trouvé trop courte leur prestation d'un peu plus d'une demi-heure pourront se rendre au Cercle ce soir puisque les Manitobains y joueront de nouveau à 23h30.