L'Ontarien Stephane Dubois a remporté la Coupe Lepage Millwork.

Une finale Dubois-Gilbert à la Coupe Lepage Millwork

Les amateurs de duels épiques en partie par trous ont été servis, samedi à Rivière-du-Loup. Il a fallu attendre les 19e et 24e trous pour connaître l'identité des finalistes de la bataille Ontario-Québec de la Coupe Lepage Millwork.
Du côté ontarien, Stephane Dubois était heureux du dénouement en sa faveur après une longue journée où il avait joué 18 trous en matinée pour vaincre Beon Yeong Lee 1-et-0, puis 19 trous en après-midi pour venir à bout de Mark Hoffman dans la division du Circuit Great Lakes.
Dubois entendait bien avoir une soirée tranquille en regardant le combat de boxe Mayweather-McGregor avant une bonne nuit de repos. «Ce sera la bataille de l'Ontario contre le Québec et je m'attends à une forte compétition demain.»
Le champion ontarien sera confronté à Max Gilbert, qui a eu besoin de 24 trous pour vaincre Jérôme Blais. Même s'il a disputé 44 trous dans sa journée - en demi-finale de la division québécoise, il a battu Billy Houle au 20e trou -, le golfeur de Saint-Georges de Beauce ne sentait pas trop la fatigue. «C'est plutôt Stéphanie, ma cadette, qui était épuisée. Le format en partie par trous est tellement plaisant. »
Gilbert était heureux d'affronter Dubois en finale, à compter de midi. «C'est parfait. J'ai déjà joué avec lui quand j'étais junior, ça fait un bout de temps. C'est un bon gars, il est agréable et ce sera vraiment plaisant de l'affronter.» 
Dubois, lui, a trouvé la journée longue. «Je savais que ces deux derniers matchs seraient des combats féroces, surtout que j'avais eu plus de facilité à remporter les trois premiers. Après mon match de ce matin, j'ai ressenti un certain épuisement mental, à cause de la fatigue.»
Le golfeur de Brantford n'avait que des éloges pour son cadet Brendan Leornard. Ironie du sort, c'est lui qu'il avait vaincu samedi matin. «Nous sommes deux très grands amis et s'il avait gagné je n'aurais pas hésité une seconde à lui servir de cadet. Il m'a été d'une aide très précieuse.»
Quand il est arrivé au 10e trou, Dubois tirait de l'arrière par quatre trous. «Si je n'avais pas eu Brendan, j'aurais certainement connu un gros moment de découragement. Surtout que Mark venait de caler un roulé d'une vingtaine de pieds au neuvième. Brendan m'a alors dit de me concentrer sur les 10e et 11e trous, qu'il y aurait de bonnes choses pour moi. J'ai réussi des oiselets pour réduire l'avance de Mark  à deux trous.»