Le palais de justice de Québec

Une femme enceinte accusée de violence conjugale répétée

Une femme enceinte de 30 ans, de Lévis, est accusée d'avoir violenté son ex-conjoint pendant plus de deux ans et de l'avoir menacé de mort à répétition, des menaces aussi proférées contre leur enfant d'un an et demi. Dans ses excès de colère, elle aurait eu recours à des ciseaux, un couteau et une guitare.
La femme, dont nous taisons l'identité puisqu'un enfant mineur est impliqué, doit faire face à un total de 23 accusations de voies de fait, de voies de fait armées et de menaces de mort.
Elle est apparue paniquée et très émotive jeudi matin, au palais de justice de Québec, lorsque le ministère public s'est opposé à sa remise en liberté.
Cette histoire de violence conjugale a débuté en juillet 2011, bien avant qu'un enfant naisse de l'union en octobre 2012. La femme aurait poursuivi ses comportements violents jusqu'en février dernier, selon l'acte d'accusation déposé à la cour. Le couple serait séparé depuis quelques mois. Il n'a pas été possible de savoir si l'accusée enceinte de quatre mois attend un deuxième enfant de sa victime présumée.
De nouvelles menaces de mort auraient incité l'homme à alerter les policiers le 8 février. Pour l'anecdote, le mandat pour arrêter la femme a été lancé le jour de la Saint-Valentin par la police de Lévis.
L'accusée aurait utilisé différents objets pour se livrer à des voies de fait ou menacer son ex-conjoint. Couteau, ciseaux, spatule et guitare figurent à l'acte d'accusation.
Les épisodes de violence seraient survenus à intervalle irrégulier entre juillet 2011 et février dernier.
Selon nos informations, la femme assénait plus souvent au père de son enfant des coups de poing au cou et à la tête. À d'autres occasions, elle l'aurait frappé sur la tête avec une guitare, aurait tenté de l'étrangler et lui aurait donné des coups de ciseaux dans le dos.
Il a aussi été possible d'apprendre que la femme a menacé à plusieurs reprises son ex-copain de le tuer avant de s'en prendre à leur «enfant braillard», qu'elle qualifiait souvent de «mongol». Elle aurait même déjà dit qu'ils étaient «les premiers sur sa liste de mort».
Fait particulier, la victime présumée dans cette histoire aurait consigné tous les épisodes violents dans un carnet de notes et aurait pris des photographies de certaines blessures.
L'accusée demeure détenue en attendant son enquête sur remise en liberté, qui s'annonce «assez longue», a noté jeudi le procureur de la Couronne, Me Éric Beauséjour.
La mère de famille trentenaire saura lundi après-midi si elle peut recouvrer la liberté pendant la suite des procédures judiciaires.