Valérie Fouquet est accusée d'avoir laissé un homme coupable de pédophilie se faire battre par une dizaine de détenus qu'elle avait sous sa surveillance.

Une ex-gardienne de prison condamnée aux travaux communautaires

L'ex-agente des services correctionnels Valérie Fouquet devra faire 240 heures de travaux communautaires et sera sous probation durant trois ans pour avoir laissé des détenus du Centre de détention de Québec battre un pédophile dans sa cellule.
Au terme d'un procès, Valérie Fouquet, 43 ans, a été reconnue coupable au printemps de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles.
Trois ans plus tôt, l'agente s'était abstenue d'agir lorsque des détenus avaient décidé de flanquer une raclée à Karl Audet, accusé d'avoir attiré une enfant de neuf ans pour produire du matériel de pornographie juvénile.
Le détenu Audet, qui a subi plusieurs blessures, n'a jamais été agressif ou violent à l'égard de l'agente Fouquet, rappelle la juge Chantale Pelletier dans sa décision. «Le laisser volontairement à la merci des autres détenus constituait un geste gratuit et inacceptable.»
La juge Pelletier ajoute que les personnes détenues doivent se sentir en sécurité à l'intérieur des murs. «Personne n'a le droit d'infliger des sanctions corporelles violentes même si le crime pour lequel la personne est détenue peut paraître répugnant», note la juge.
Peine de six mois demandée
La poursuite réclamait une peine de six mois de prison. La juge Pelletier a plutôt penché du côté de la défense en imposant un sursis de peine dans le cadre d'une probation de trois ans. La juge dit avoir tenu compte du fait que l'accusée a déjà purgé 95 jours derrière les barreaux dans le cadre des procédures.
Elle devra effectuer 240 heures de travaux communautaires, soit le maximum prévu par la loi.
Depuis les événements de 2012, Valérie Fouquet a été condamnée pour trois infractions de conduite automobile avec les capacités affaiblies par l'alcool. Elle a perdu son emploi après ces condamnations.