Yvon Charest a commencé à épargner lui-même à l'âge de 30 ans, en imitant les comportements de ses parents. 

Une éducation familiale pour Yvon Charest

Pour Yvon Charest, président et chef de la direction de l'Industrielle Alliance, l'épargne est un comportement appris de ses parents. «Mes parents géraient le budget familial par enveloppes. À chaque paie, ils mettaient de l'argent dans chacune des enveloppes. Il n'y avait pas vraiment d'achats impulsifs, car tout était prévu», se rappelle M. Charest.
Il a commencé à épargner lui-même à l'âge de 30 ans, en imitant les comportements de ses parents. Or, plutôt que d'épargner avec des enveloppes, il a choisi de placer son argent dans un REER, alors qu'il travaillait déjà pour l'Industrielle Alliance, son seul employeur.
Père de trois enfants maintenant âgés de 30 , 29 et 26 ans, il a tenté de leur inculquer la valeur de l'épargne. «Je leur ai pris un Régime enregistré d'épargne études. Arrivés à l'université, ils ont rapidement compris la valeur de l'épargne», explique M. Charest.
 «À l'époque, il était même possible de verser les allocations familiales dans un REER, et j'avais le droit de leur transférer les sommes à leur 18e anniversaire. Quand je les leur ai transférées, encore une fois, ils ont pu constater la valeur de l'épargne systématique», poursuit-il.
Possédant de bons revenus, sa tolérance au risque est plus élevée. Sans se considérer comme un épargnant agressif, il se qualifie plutôt de dynamique. Ses véhicules d'épargne de prédilection sont les fonds mutuels de placement et les fonds séparés, des fonds mutuels offerts par les compagnies d'assurances.
 À 59 ans, la retraite n'est toujours pas dans les plans d'Yvon Charest, bien qu'il s'affaire à former une relève en vue d'une succession à l'interne.