Paul McCartney et Christelle Bilodeau
Paul McCartney et Christelle Bilodeau

Une admiratrice sur scène avec Paul McCartney

Olivier Parent
Olivier Parent
Le Soleil
Christelle Bilodeau n'est assurément pas la première fan des Beatles à dégoter un autogra­phe de Paul McCartney. Mais sans doute l'une des rares à le récolter sur scène, entre deux chansons, devant 17 000 autres spectateurs. Après que le célèbre Britannique eut pointé le portrait qu'elle lui avait dessiné, par surcroît. C'est arrivé mardi, au Centre Bell à Montréal.
Christelle Bilodeau est une jeune artiste visuelle de Saint-Apollinaire. La fan a attiré l'attention de Sir Paul avec sa pancarte sur laquelle était apposée l'oeuvre.
«Très grande fan» du Fab Four depuis l'âge de 14 ans, Christelle est une jeune artiste visuelle de Saint-Apollinaire, sur la Rive-Sud de Québec. En 2008, elle s'était installée à l'entrée des Plaines deux jours avant le spectacle de McCartney à Québec, c'est dire.
Une fan véritable, et «comblée» depuis son troisième spectacle de Macca, de passage dans la métropole mardi et mercredi.
En juin, Christelle avait été soudainement inspirée après avoir mis la main sur un billet V.I.P. pour le premier des deux spectacles de cette semaine. C'était, à son avis, son plus beau dessin jusqu'à maintenant.
«Mon plan était pas vraiment établi. C'est quand j'ai acheté mon billet et que je me suis rendu compte qu'il était dans la septième rangée, je me suis dit que je serais un peu folle de pas me risquer en faisant une affiche», explique la jeune femme de 22 ans au bout du fil.
«C'était un rêve que j'avais, je voulais qu'il voie ce que je fais. Je voulais qu'il sache que j'existe, en quelque sorte», ajoute celle qui se spécialise dans les portraits de personnalités publiques et qui a une exposition à son actif.
Arrive la «soirée magique» de mardi, et le moment d'attirer l'attention de Sir Paul avec sa pancarte sur laquelle était apposée l'oeuvre. «J'avais mon affiche et après la première chanson, je l'ai levée dans les airs. Paul l'a vue tout de suite, il a pointé vers moi, pis y'a fait "wow!" en me regardant.» Déjà là, McCartney avait fait la journée de Christelle. Question de ne pas se faire oublier, elle a répété son manège à quelques occasions pendant le spectacle.
Puis est venu le premier rappel, lors duquel cinq chanceux ont été choisis par la sécurité pour rejoindre le Beatles sur scène, le temps de faire autographier une partie de leur corps. Christelle était de son côté toujours au parterre, un peu déçue.
C'était avant que le rappel suivant, Helter Skelter, se termine. «Il m'a vue, puis il m'a pointée et il a dit : "You!" Il a parlé au gars qui lui apportait ses guitares et il a dit : "That girl."Ils m'ont fait monter sur scène.»
«Ç'avait pas de sens. Je réalisais pas qu'il y avait 17 000 personnes qui me regardaient. Je suis surprise de pas avoir figé, j'ai même pas de mots encore pour l'expliquer. Juste à en parler, j'en tremble. J'en revenais pas d'être à côté de lui, j'espérais juste profiter à fond du moment. J'ai un souvenir vraiment très clair de ses yeux, tous les détails de son visage.»
Vidéos pour se souvenir
Et si jamais son souvenir venait à s'estomper, elle aura toujours les vidéos du court moment privilégié qu'ont publiées de parfaits inconnus sur YouTube. On y voit Mc­Cartney exposer son portrait à la foule, la serrer dans ses bras, et lui effleurer une mè­che de cheveux avant qu'elle ne quitte la scè­ne. Une scène un brin surréaliste, du propre aveu de la principale intéressée.
«On dirait qu'il ne voulait pas que je parte, dit-elle en riant. J'ai l'impression qu'il tenait vraiment à le signer, parce qu'avant que j'arrive à lui, il a dit : "Je pouvais pas m'en aller sans avoir signé ça." C'est complètement fou.»
En plus d'avoir réalisé son «rêve le plus fou», la jeune dessinatrice peut maintenant se vanter d'avoir une oeuvre certifiée Paul McCartney.