Les amateurs de hockey de Québec pourront s'attendre à une expérience visuelle et sonore comparable à celle du Centre Bell, avec un tableau indicateur qui mesurera 35 pieds de hauteur sur 35 pieds de largeur.

Un tableau indicateur comme celui du Centre Bell, mais à moindre coût

On ne sait pas encore si on y consultera les scores des matchs des Nordiques, mais la Ville de Québec vient de faire l'achat du tableau indicateur du nouvel amphithéâtre. Avec les contrats pour la régie vidéo, le système de projection, les bandes et les buts, pour un total de 11 millions $, l'aréna prend de plus en plus forme.
C'est l'entreprise de Joliette Bruneau Électrique qui apposera sa signature au bas du contrat qui la lie à la Ville de Québec pour la fourniture et l'installation de la pièce centrale de l'enceinte de l'amphithéâtre. Avec son offre à 6,625 millions $, la firme a eu le dessus sur la Québécoise Solotech et sur la Montréalaise XYZ Technologie Culturelle, qui ont soumissionné respectivement au coût de 6,628 millions $ et de 7,048 millions $.
Les amateurs de hockey de Québec pourront s'attendre à une expérience visuelle et sonore comparable à celle du Centre Bell, avec un tableau indicateur qui mesurera 35 pieds de hauteur sur 35 pieds de largeur, soutient Louis Nadeau, ingénieur et avocat chez Bruneau Électrique. Son entreprise fera affaire avec l'américaine Daktronics, qui a conçu le tableau indicateur du domicile du Canadien de Montréal. Québec bénéficiera de la même technologie, mais à moindre coût, étant donné l'évolution du marché depuis l'installation de celui du Centre Bell, souligne-t-il.
Outre le tableau d'affichage à la DEL, l'entreprise fournira et installera aussi les bandes lumineuses qui permettent un affichage tout autour de l'enceinte et ajoutent beaucoup à l'ambiance, les écrans des balcons, le système de pointage, les panneaux publicitaires à la DEL intégrés dans les bandes et les serveurs vidéo et logiciels.
La Ville a aussi accordé à Applied Électronique un contrat de 3,184 millions $ pour l'aménagement d'une régie de production vidéo complète. Celle-ci permettra la création de matériel vidéo qui pourra être projeté sur le tableau indicateur. Le mandat comprend aussi l'installation de systèmes audiovisuels qui alimenteront et animeront les nombreux écrans d'affichage que contiendra l'édifice, d'une série de caméras professionnelles, ainsi que d'un système qui permettra la captation d'événements sportifs.
Pour un montant de 724 250 $, la compagnie XYZ Technologie Culturelle se chargera de mettre en place un système de sonorisation et de projection vidéo qui alimentera les coursives, les aires publiques et exclusives et les divers locaux de soutien. C'est elle aussi qui s'assurera de la diffusion du contenu sur la galerie de la presse.
Finalement, le comité exécutif de la Ville a donné son feu vert à l'octroi d'un contrat pour les équipements de patinoire, comprenant les bandes, les buts et les accessoires nécessaires à leur ancrage et à leur déplacement. C'est la firme Distribution Sports Loisirs Installation qui a décroché le contrat, celle-là même qui a remplacé les bandes et les baies vitrées du Colisée Pepsi, en 2012. Comme dans le cas du Colisée, la compagnie était la seule à avoir soumissionné. La Ville a obtenu une réduction de 6500 $ sur le prix pour un coût final de 455 397 $.
Contrats à un coût moindre
Tous les contrats ont été accordés à un coût moindre de ce qui avait été budgété par l'administration Labeaume, parfois par une marge de plusieurs centaines de milliers de dollars.
Par exemple, dans le cas du lot du tableau indicateur, la Ville avait prévu que la dépense se chiffrerait à 8,17 millions $.
Les «économies» réalisées réjouissent les autorités municipales. «Le résultat des appels d'offres sort en deçà de ce qu'on évaluait. Donc, ça nous permet d'avoir une petite marge de manoeuvre et ça nous permet d'être optimistes par rapport au budget» de 400 millions $, souligne le porte-parole du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin.