Un programme controversé où victime et bourreau se rencontrent

Chut! Ne le dites pas trop fort. Il existe un programme des plus particuliers dans l'univers des pénitenciers fédéraux. Saviez-vous qu'une mère peut rencontrer le gendre meurtrier qui lui a enlevé sa fille? Ou qu'un jeune homme victime d'inceste durant son enfance peut échanger avec son bourreau, son père? Le tout sous les auspices de médiateurs «hautement qualifiés» embauchés par Service correctionnel Canada.
Trop controversé, le programme ne jouit pas d'une grande publicité... Incursion dans la justice alternative.
LE CRIMINEL
>> «Je ne l'ai pas fait pour demander pardon»
Monsieur X ressemble à n'importe quel homme qui approche de la retraite. Monsieur X, c'est monsieur Tout-le-monde. À la différence qu'il s'est fait pincer pour agression sexuelle sur des mineurs. Et qu'à sa sortie de prison, il a entrepris une médiation avec une victime.
Nous sommes finalement face à lui. Voilà un moment que Le Soleil tentait de recueillir son témoignage. Monsieur X a pris le temps de soupeser la requête. «Ma peur qu'il y ait des retombées pour les victimes est extrême. Ils ont assez souffert», confie-t-il. «C'est assez. Ils ont vécu des choses... Parce que même si ça s'est passé il y a un certain nombre d'années, ça reste chez ces gens-là, ça reste dans leur famille. C'est assez.»
Pour lui aussi, une sortie publique pourrait avoir des conséquences. Pas sûr qu'un employeur ou un propriétaire serait compréhensif. Il comprend que la société le stigmatise. Monsieur X plaide le droit à la réhabilitation : «Ce n'est pas vrai qu'un agresseur va toujours rester un criminel dangereux.»
C'est donc après avoir obtenu des garanties sur son anonymat qu'il a accepté de nous rencontrer en terrain neutre, à L'Interface, un organisme de justice alternative de Lévis. Le bureau, planté à deux pas du quai du traversier reliant la capitale, est dirigé par un des rares médiateurs spécialisés dans les dossiers de crimes graves, Luc Simard; celui-ci assiste à l'échange.
Pour bien camper Monsieur X, soulignons qu'il a écopé plusieurs peines de cinq ans. Le juge a statué qu'elles pouvaient toutes être purgées en même temps, qu'elles ne s'additionnaient pas. Total, cinq ans, donc. «J'ai fait les deux tiers.»
Quels crimes avez-vous commis? «C'est une agression sexuelle envers des mineurs.» Des jeunes proches de vous? «Les agresseurs sont toujours proches... Donc, j'étais dans un secteur proche.»
L'homme a été dénoncé par une victime : «Elle l'a dévoilé dans sa famille.»
Emprisonné de longs mois au cours des procédures judiciaires, il a fait une introspection. «Durant la période des agressions [...], tu te crées une bulle de protection», relate-t-il. «Tu as tendance à banaliser tes actes, tu as tendance à te justifier.» Seul dans la cellule, il aurait pris conscience de l'ampleur du mal engendré. Ça n'a pas été rapide, convient-il, mais un déclic se serait produit. «J'ai plaidé coupable.»
Au pénitencier, il avoue avoir été bien traité. «Ce n'est pas non plus un jardin d'enfants. La plus grande difficulté, quand tu es en détention, c'est d'être seul avec toi-même», expose le criminel repenti. «D'un autre côté, c'est une opportunité qu'on te donne.» Monsieur X a profité de son séjour entre les murs pour participer aux programmes de thérapie.
Personne ne lui avait parlé de la justice alternative, de la médiation avec les victimes de crimes graves. «Même à l'intérieur des murs, rares sont les intervenants qui sont au courant. C'est très peu connu.» Au troisième ou quatrième pénitencier visité, il a demandé des détails sur cette option : «C'est moi qui l'ai initiée. J'ai fait une demande officielle.»
Demander la médiation ne veut pas dire qu'elle aura lieu. «Ça ne veut pas dire que la victime à l'autre bout va dire : "Ça m'intéresse." Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain.» Les démarches préparatoires ont duré un an. Un an avant la rencontre fatidique de trois heures, trois heures et demie.
«La nuit précédente, je n'ai pas dormi du tout», se souvient-il. «C'est quelque chose de très, très, très particulier. Je voulais pouvoir dire merci à la victime. Quand elle a fait la dénonciation, elle ne m'a pas envoyé en prison, elle m'a donné l'opportunité de réfléchir.» Monsieur X voulait aussi l'inviter à ne pas avoir peur, à ne pas craindre son retour : «Il n'y aura plus jamais rien.»
«Je ne l'ai pas fait pour demander pardon, parce que c'est impossible. Même moi, je ne me pardonne pas ce que j'ai fait.» La victime aurait acquiescé : «J'apprécie que tu ne me demandes pas pardon parce que tu ne l'auras jamais.»
Alors, Monsieur X, satisfait de cette expérience hors de l'ordinaire? «J'avais autant des attentes élevées que des craintes élevées. Le succès a été total.» Vous recommandez la médiation aux autres condamnés? «100 %, c'est sûr, définitif! Ça devrait être connu beaucoup plus.»
Pas de réduction de peine
Cher délinquant qui est toujours détenu, Monsieur X aimerait toutefois attirer ton attention sur ce qui suit : tu penses que ta participation à une médiation avec ta victime t'aidera à sortir plus vite d'entre les murs? Même si Service correctionnel Canada finance le programme, cette expérience se déroule hors du système pénitentiaire, hors du système judiciaire. Pas de rapport favorable pour ta libération, pas de réduction de peine. Tu es seul avec ta victime.
Par contre, lorsqu'il se déroule bien, l'exercice facilite grandement le retour en société du criminel, pense notre interlocuteur. Dans son cas, ça lui a permis de s'établir dans la même région que la victime... «La réhabilitation n'est pas évidente. Je comprends qu'il y a des personnes qui disent : "Un ex-agresseur ou un ex-criminel ne devrait jamais habiter dans le même secteur où il était avant, d'où il vient, où la victime est installée." Sauf que, où est ton port d'attache? Où est ton aide, ta famille, ton ancrage? C'est souvent dans la même place.»
Monsieur X croise la victime à l'occasion. Grâce à la médiation, ces rencontres fortuites n'engendrent plus de crises, selon lui. N'empêche, l'homme soutient qu'il s'est retiré «complètement». «J'essaie d'éviter d'être trop proche de la société ou de situations qui pourraient être ambiguës.»
«J'ai un contrat de 20 ans. J'ai des conditions à respecter», fait-il valoir. Monsieur X doit se rapporter aux autorités régulièrement, il ne peut se promener près d'une école, n'a pas le droit de posséder une arme, etc. «J'en ai fait des conditions de vie sine qua non. [...] C'est une peanut si on considère le tort que j'ai fait.»
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<p>Sarah Bureau a été agressée par son ex-beau-père entre l'âge de quatre et six ans. </p>
LA VICTIME
>> «La détention, ça ne répare rien»
Les yeux dans les yeux. C'est elle qui l'a voulue, qui l'a demandée, cette rencontre intimiste. Les yeux dans les yeux donc, elle lui a raconté le mal qu'il a semé quand, alors qu'elle n'avait que quatre ans, il a dérobé son enfance. Même si lui, il avait payé sa dette envers la société, elle, elle supportait encore les tourments de la culpabilité. Les yeux dans les yeux, elle s'est libérée de son agresseur.
Il a fallu des années à Sarah Bureau pour s'avouer qu'une part sombre de sa tendre jeunesse était enterrée, occultée. Les sévices endurés de quatre à six ans avaient été aspirés par un trou noir, raconte-t-elle avec émotion, attablée avec Le Soleil dans la salle à manger de sa résidence. Mais, 30 ans plus tard, un triste événement impliquant un enfant qu'elle connaissait a rallumé les projecteurs qui se sont braqués sur ses douloureux souvenirs. «Je ne pouvais plus vivre avec mon lourd secret.»
Sarah Bureau a alors osé la dénonciation. Elle a vite déchanté. Pas qu'elle regrette la plainte déposée contre son ex-beau-père, bien au contraire; elle recommande d'ailleurs fortement aux victimes de sortir de l'ombre, de rencontrer les policiers. Par contre, elle a constaté rapidement qu'on devient un «témoin» n'ayant pas vraiment son mot à dire dans le processus judiciaire qui s'étire sur plusieurs années.
«C'est l'accusé qui a toutes les cartes dans son jeu», critique-t-elle. Il peut multiplier les procédures, tenter de réduire les accusations. «On a marchandé des chefs pour avoir une sentence.»
L'homme dans le box a ainsi plaidé coupable sans qu'elle puisse savoir si c'était sincère. Il a écopé trois ans. Sarah a compté : «Il a fait 15 mois et 9 jours. Ça me met en colère parce que moi, je suis encore en prison. La détention, ça ne répare rien. Le système pénal ne répare rien.»
Désemparée, elle a cherché de l'aide. Dans le «système», il y avait des listes d'attente. Elle a donc fouillé ailleurs pour aboutir dans un centre de justice réparatrice de la métropole. C'est là qu'on lui a fait découvrir les «rencontres de dialogue» entre les victimes et les criminels.
Sarah Bureau ne comprend pas pourquoi le réseau d'aide aux victimes d'actes criminels cache ce service financé par le gouvernement fédéral, par Service correctionnel Canada. «Ils n'en parlent pas. [...] Les gens ne savent pas que ça existe», dénonce-t-elle. «Beaucoup de monde juge que ce n'est pas bon pour les victimes. Il y a une crainte de mettre la victime en danger.»
Laissons la victime choisir, lance-t-elle. Ce choix, elle l'a assumé. «La médiation, je l'ai faite avec mon agresseur l'an dernier, à la suite de sa libération.» Face à face, la fillette de quatre ans a été capable d'échanger «dans un rapport adulte», pas dans un rapport de domination. Aimais-tu ma mère? Pourquoi t'as fait ça? Tu es devenu qui? Tu as des enfants? Tu as été soigné? Tu vas faire quoi maintenant?... «Ça a pris deux heures pile et ça a effacé tous les questionnements. Ça libère des réminiscences.»
Sarah avait été bien préparée. Un médiateur spécialisé sous contrat avec Service correctionnel Canada l'a accompagnée tout au long de l'aventure qui s'étire sur des mois, voire des années; le criminel aussi a droit à cet accompagnement. Il faut travailler sur soi avant. Et ce n'est qu'en toute fin de parcours, une fois que les deux sont prêts, que la rencontre supervisée a lieu.
En plus, Sarah Bureau avait déjà participé à une autre médiation pendant que son ex-beau-père purgeait sa peine. Car il est aussi possible de planifier des échanges avec d'autres criminels, d'autres agresseurs. C'est ainsi que quatre victimes d'inceste, dont Sarah Bureau, ont dialogué avec quatre détenus fédéraux, tous condamnés au pen pour des crimes similaires.
Imaginez un peu : «La tension est à couper au couteau.» Chacun raconte son histoire, détails inclus. Tous les détails. Chacun explique les conséquences des crimes. «Les gars ne sont pas fiers d'eux.» Un s'est jeté aux pieds de Sarah en lui demandant de lui cracher dessus. Un autre, qui ressemblait à son propre agresseur, lui a écrit : «Je te demande de me laisser porter ta honte et ta culpabilité.» On aura compris qu'il ne s'agit pas d'une sinécure. Mieux vaut être escorté par un proche compréhensif pour nous ramener à la maison après chacune des rencontres.
Malgré les chocs, les sentiments incisifs, Sarah Bureau assure être sortie plus forte de ces médiations. La cour, la prison, ce n'est pas la justice, évalue-t-elle. La médiation a permis la justice. «Maintenant, je ne vis plus avec la honte, la culpabilité.»
Elle se sent donc libérée. Attention toutefois, libérée ne rime pas avec pardonner. «Ça ne veut pas dire que j'ai pardonné. On n'est pas obligé de pardonner. Ça ne fait pas partie de la médiation.» Se pardonner à soi-même, oui.
La vie de Sarah Bureau a été chamboulée. Engagée, femme de projets, elle a mis de côté sa pratique professionnelle pour se recentrer sur sa famille, sur soi. Elle jouit de l'appui indéfectible de son conjoint depuis 13 ans, Jean-François Picard, qui est justement venu nous saluer durant la généreuse entrevue.
Au fil des ans, elle a aussi décidé de témoigner : «Je me suis mandatée d'une mission de sensibilisation.» Voilà pourquoi elle nous a accueillis dans sa maison. En ouvrant ses portes, elle espère briser les tabous. Parler lui fait aussi grand bien, parler participe à sa reconstruction. «C'est long la reconstruction, c'est vraiment un long chemin...»Baptiste Ricard-Châtelain
Vous pouvez consulter la vidéo où Sarah Bureau témoigne : youtu.be/yxlacOh8m0A
Serge Charbonneau est l'un des 17 médiateurs pour le compte de Service correctionnel Canada. Ils sont trois au Québec.
LE MÉDIATEUR
>> «Je prends soin de moi»
«Je prends soin de moi. Le récit de ces personnes-là m'accompagne, me trouble et peut avoir des impacts sur ma vie privée. Je ne peux pas sortir d'une rencontre à midi, raccompagner la victime à 15h et, à 17h, être un chef cuisinier extra [à la maison].»Serge Charbonneau a un boulot spécial, rare. Au pays, ils sont 17. Au Québec, 3. Serge Charbonneau est médiateur pour le compte de Service correctionnel Canada. À ce titre, il accompagne des victimes de crimes graves et les délinquants qui ont commis ces atrocités afin que les deux camps puissent s'asseoir à la même table et s'expliquer.
Même si les récits des drames sont toujours pénibles, il se sent privilégié de prendre part à la réunion d'êtres que tout repousse. «Il y a de la valeur humaine ajoutée dans ça.»
Au cours des 10 dernières années, il a ainsi participé à une quarantaine de médiations. «La plupart des cas que je fais, ce sont des cas de meurtre.» Suivent les agressions sexuelles, surtout des incestes. On dénombre quelques histoires de violence conjugale.
Serge Charbonneau est aussi directeur du Regroupement des organismes de justice alternative du Québec. Il regrette que ce service soit peu connu, que cette voie ne soit pas présentée aux principaux intéressés, les criminels et leurs victimes. «Il y a d'énormes résistances.» Dans le système judiciaire, la pratique est controversée.
«C'est une option qui doit être possible. Je suis convaincu que c'est profitable pour les personnes qui veulent y participer», défend-il. «On ne fait pas ça n'importe comment.»
Bon, il faudrait savoir de quoi il en retourne. Service correctionnel Canada (SCC) offre le service depuis 1992 en Colombie-Britannique à très, très petite échelle, raconte la conseillère principale en relations avec les médias, Mélissa Hart. Il aura toutefois fallu attendre en 2004 pour que le programme Possibilités de justice réparatrice prenne son envol d'un océan à l'autre.
«Le processus le plus courant pour favoriser un dialogue direct entre les délinquants et les victimes est la médiation entre les deux parties. Ce processus peut s'étendre sur des mois ou des années, particulièrement dans le cas d'actes criminels graves et violents», ajoute Mélissa Hart. Certains préfèrent échanger des lettres, des vidéos. Mais beaucoup se réunissent face à face.
«Ce service est le seul au Canada à proposer des rencontres de justice réparatrice entre auteurs de crimes très graves détenus en pénitencier fédéral [meurtriers, agresseurs sexuels, pères incestueux] et leurs victimes directes, sous un encadrement et une protection maximale, en toute sécurité physique, bien entendu, mais surtout psychologique et morale», explique Catherine Rossi, professeure de criminologie à l'Université Laval.
Des victimes qui restent sur leur faim
Pourquoi vouloir ressasser encore les émotions et les détails scabreux après le procès, après la condamnation? Serge Charbonneau, le médiateur, explique que les victimes restent sur leur faim : «Ce n'est pas au tribunal que les vraies choses se disent.» D'autres avancent : «J'ai tous les rapports de police, mais je ne sais pas ce qui s'est passé.» Une constante demeure dans les motivations : le seul qui possède la clef, c'est le criminel. Personne d'autre ne peut raconter ce qui s'est vraiment produit.
Dans un dossier, la femme était hantée par les multiples scénarios du crime qu'elle imaginait. Sa vie était hypothéquée. «[Le délinquant] était la personne qui pouvait mettre fin à cette tempête en disant ce qui s'était passé.» À sa sortie, elle s'est exclamée : «Il m'a libérée.»
La médiation n'est pas une séance de défoulement sur le criminel. Les questions sont néanmoins parfois très pointues. On veut savoir si le viol était prémédité, si le meurtrier attend de sortir pour récidiver, si l'être cher a souffert, si le délinquant a choisi la victime au hasard, si quelque chose aurait pu être fait pour éviter le drame... Certains veulent s'assurer que le criminel suit un traitement. «L'objectif, c'est de faire en sorte que cet événement prenne moins de place dans leur vie.»
Les demandes de médiation émanent généralement des victimes. Et la plupart des criminels acceptent. «Plusieurs ont pris conscience de l'ampleur des torts qu'ils ont causés», nous informe Serge Charbonneau. «D'autres ont plaidé non coupable et, après quelques années, ils assument ce qu'ils ont fait.» Souvent, le délinquant évalue qu'en aidant la victime, il s'aidera lui-même.
Des candidatures ont été refusées. Parce que la santé physique ou mentale de la victime risquait de s'aggraver après la rencontre. Ou parce que la personne ne voulait que menacer de mort le criminel. «Ce n'est pas fait pour tout le monde.» Voilà la raison principale pour laquelle il s'écoule de 6 à 18 mois entre la demande officielle et la rencontre de médiation. Entre-temps, Serge Charbonneau prépare la victime et le délinquant, scrute leurs motivations. On s'assure également que la victime a un «parachute», que ses proches la soutiennent. Il faut être prêt à tout, même à se faire dire par le délinquant que nous aurions pu faire quelque chose pour éviter le crime...
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Comment participer?
LA VICTIME => Le programme de médiation de Service correctionnel Canada se nomme Possibilités de justice réparatrice. On joint une personne-ressource par téléphone (613 995-4445) ou courriel (restorativejustice@csc-scc.gc.ca). On peut également appeler la Division des services aux victimes, sans frais, au 1 866 806-2275.
LE DÉLINQUANT => Il doit assumer la responsabilité de ses actes et savoir que sa participation ne l'aidera en rien à réduire sa peine. Il doit en faire la demande auprès d'un agent de libération conditionnelle, un aumônier, un psychologue ou un autre membre du personnel de Service correctionnel canadien. Si ceux-ci ne savent pas de quoi il est question, il faut les aiguiller vers la «directive 785 du commissaire» ainsi que le programme Possibilités de justice réparatrice
Dans le cyberespace
• Regroupement des organismes de justice alternative du Québec : www.rojaq.qc.ca
• À Québec, L'Autre Avenue : www.lautreavenue.com
• À Lévis, L'Interface : www.interfaceoja.com