Le film de Xavier Dolan, Juste la fin du monde, - lauréat du Grand Prix à Cannes - sera projeté à Toronto pour la première fois en Amérique du Nord. 

Un prix à Cannes pour Dolan

Peu importe ce que décide le jury dimanche, Xavier Dolan ne reviendra pas les mains vides du Festival de Cannes. Le réalisateur québécois a obtenu le prix oecuménique pour Juste la fin du monde, présenté en compétition à cette 69e édition. Le jury indépendant a décerné sa récompense samedi, en plus d'attribuer des mentions spéciales à Moi, Daniel Blake de Ken Loach et à American Honey d'Andrea Arnold.
<p>Xavier Dolan, alors qu'il reçoit le prix oecuménique pour <em>Juste la fin du monde</em>, présenté en compétition au 69e Festival de Cannes.</p>
Voilà qui mettra du baume sur les plaies du créateur. Son film, à propos d'un écrivain qui revient dans sa famille après 12 ans d'absence pour annoncer sa mort imminente, a obtenu des critiques mitigées. Doté d'une solide distribution du gotha du cinéma français - Gaspard Ulliel, Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel et Nathalie Baye -, son intense long métrage traite de l'incommunicabilité familiale.
Inattendu
«Je ne sais pas quoi dire. C'est très inattendu. Je suis surpris que le jury oecuménique se soit attardé à Juste la fin du monde. Je ne pense pas qu'il n'y ait rien de plus fort pour un artiste, un réalisateur, de quelqu'un qui raconte une histoire d'êtres humains de voir que son oeuvre, son film soit remarqué pour son humanité et l'émoi qu'il prodigue», a-t-il déclaré, selon CTVM.
Ce qu'a retenu le jury : «Ce qui ne peut être prononcé peut s'entendre à travers le visage que filme Xavier Dolan de façon transcendantale. Dans les non-dits, les clameurs et les regards se loge l'histoire d'une famille où l'on tait l'amour que l'on se porte, où l'on crie pour ne pas révéler l'essentiel.»
Dolan rejoint Denys Arcand pour Jésus de Montréal en 1989, ainsi que Atom Egoyan avec Adoration en 2008 et De beaux lendemains en 1996.