La boite aux lettres pleine avait éveillé les soupçons des voisins.

Un pacte de suicide à l'origine de la mort des soeurs Paquet

Le Bureau du coroner conclut qu'un pacte de suicide est à l'origine du décès des soeurs Louise et Solange Paquet, retrouvées sans vie le 11 mai 2013 dans leur résidence de l'île d'Orléans.
Le camelot avait avisé les autorités en voyant la boîte aux lettres du 3321, chemin Royal à Sainte-Famille déborder depuis quelques jours déjà. Les policiers ont découvert le corps des dames, Louise 68 ans, et Solange 72 ans, dans un puits de surface au sous-sol de la maison. Elles sont décédées par noyade après avoir consommé une surdose de médicaments.
Les lieux ne présentaient aucune trace de violence. Les pièces étaient rangées et propres. Sur une table se trouvait le nom d'un neveu et son numéro de téléphone. Le même message avait été glissé dans le pare-brise de l'automobile dans le garage. Le bas de la porte de garage avait été calfeutré avec des serviettes, comme si elles avaient envisagé un autre scénario, note le coroner Jean-Marc Picard. Une lettre de suicide a été retrouvée dans le tiroir d'une commode.
Les informations contenues dans le rapport révèlent une histoire humaine infiniment triste. Selon les informations recueillies par le coroner auprès de l'entourage, les deux femmes «vivaient ensemble depuis 25 ans et elles étaient tout l'une pour l'autre et aucune ne pouvait vivre sans l'autre», écrit-il.
En ermite
Les proches soulignent que les deux soeurs n'avaient plus de qualité de vie, vivaient en ermite et entretenaient peu de contacts avec leur entourage. Un mois auparavant, elles avaient mis à jour leurs papiers de succession.
Le coroner note aussi que les soeurs Paquet avaient déjà planifié un pacte de suicide avec leur mère qui ne s'était jamais réalisé.
Lors de la découverte des corps, Le Soleil s'était entretenu avec des voisins qui s'expliquaient mal ce qui s'était produit. L'un avait confirmé «qu'elles faisaient leur vie privée tranquille, elles ne faisaient pas de social aux alentours, rien». Un autre affirmait qu'«elles étaient toujours ensemble, elles ne faisaient pas confiance à tout le monde».