Le village de Quaqtaq à l'automne.

Un «milieu de vie stimulant»

La Baie-James offre un «milieu de vie très stimulant» pour les infirmiers et professionnels qui osent y goûter, assure le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James, qui offre une présence dans les neuf communautés du territoire.
«C'est très positif pour les infirmières qui passent une partie de leur carrière, ou même toute leur carrière à travailler dans le nord. Ça devient une partie de leur identité», soutient la responsable des communications, Katherine Morrow. Quelque 260 infirmiers sont déployés dans les villages cris pour desservir une population d'environ 20 000 âmes. 
Depuis les 10 dernières années, le réseau de la santé de la Baie-James s'est «beaucoup amélioré», avise Mme Morrow. Les communautés disposent d'installations aux allures de CLSC où sont dispensés «les services courants, la pharmacie, la santé mentale et les services sociocommunautaires». Chisasibi possède même «un petit hôpital». 
Pour l'obstétrique et les soins spécialisés, les patients sont transférés par avion vers Montréal, Val-d'Or et Chibougamau. Un médecin et une équipe d'au moins cinq infirmiers sont néanmoins en poste dans chaque village. Le réseau est «semi-autonome» et relève du ministère de la Santé et des Services sociaux. 
Il faut rappeler que la communauté crie est conventionnée par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. «On a une certaine latitude d'adapter culturellement les services, mais c'est essentiellement les mêmes que ceux offerts aux Québécois», indique Mme Morrow. Une partie des services est aussi subventionnée par Ottawa.