Récidiviste en matière de crime sexuel, Jacques Boucher a été reconnu coupable d'agression sexuelle et d'exploitation sexuelle sur trois victimes, dont une mineure, au moment où il exerçait le métier de massothérapeute, jeudi, au palais de justice de Québec.

Un massothérapeute de 54 ans coupable d'agression sexuelle

Un récidiviste en matière de crime sexuel de 54 ans, Jacques Boucher, a été reconnu coupable d'agression sexuelle et d'exploitation sexuelle sur trois victimes, dont une mineure, au moment où il exerçait le métier de massothérapeute.
Dans un jugement rendu jeudi, la juge Chantale Pelletier y a été de commentaires sévères à l'égard du comportement adopté par l'accusé pour parvenir à ses fins. Elle souligne que son témoignage manquait de crédibilité et que les explications données pour justifier ses gestes répréhensibles étaient «farfelues».
Dans un des récits, Boucher a expliqué avoir touché au clitoris de la plaignante «parce qu'il voulait savoir si elle avait une perception tactile.» Lors d'un massage, il a aussi déposé son pénis dans la main de sa victime alors qu'elle était endormie. La juge Pelletier ne s'est pas rendue à l'argument de la défense qui a qualifié ce geste de «tentative de séduction et d'approche maladroite». Pour la magistrate, il s'agit tout simplement d'une agression sexuelle.
«Sous prétexte d'aider et de guérir, il fait des manipulations qui ne sont pas en lien avec les maux de la patiente dans le but évident de porter atteinte à son intégrité sexuelle», dit-elle à propos d'un des événements relatés en Cour.
Massage «chiong»
L'inculpé offrait ce qu'il appelait le massage «chiong», issu d'un art ancestral japonais. Un massage non reconnu au Québec, qu'il se permettait quand même d'exercer, tout en y apportant sa touche personnelle.
Pour deux des trois plaignantes, l'accusé agissait à titre de thérapeute. Pour la troisième, il était un ami de la famille.
Boucher n'en est pas à ses premiers crimes en semblable matière. En 1993, il avait plaidé coupable à une accusation de contact sexuel avec une mineure. La Couronne a demandé un rapport présentenciel. L'inculpé pourrait aussi subir un examen sexologique.