Jean-Paul L'Allier et Jean Charest

«Un leader d'exception», dit Jean Charest

C'est à l'occasion des Fêtes du 400e anniversaire de Québec, en 2008, que l'ex-premier ministre Jean Charest a appris à connaître Jean-Paul L'Allier, «un leader d'exception parce que hors de l'ordinaire» qui s'inscrivait parfaitement dans la lignée de tous ces maires de la capitale «plus grands que nature».
En entrevue au Soleil en fin de journée, mardi, M. Charest explique que sa femme et lui étaient devenus amis avec l'ex-maire et sa femme Johanne Mongeau. Le couple est allé «à plusieurs reprises» leur rendre visite à l'île d'Orléans. «J'aimais beaucoup le rencontrer parce que c'était quelqu'un qui avait beaucoup de projets.»
Défusions
Les premiers contacts de l'ex-premier ministre avec Jean-Paul L'Allier remontent à 2003, alors que son gouvernement avait permis par législation des référendums sur les défusions municipales. «C'est d'ailleurs à Québec que la population a adhéré le plus aux fusions. M. L'Allier avait su convaincre les gens.»
Jean Charest se souvient d'un homme «très respectueux qui savait écouter». «Ça m'a toujours frappé, même lorsqu'il n'était pas d'accord avec notre gouvernement. De la même façon, ce n'était pas un revanchard. Malgré sa large expérience de la vie politique, il ne cherchait pas à régler des comptes.»
Il était aussi, selon M. Charest, un homme d'une grande érudition aussi, qui avait des contacts dans de multiples pays, dont la Chine. «Visionnaire», il avait mis ses talents au service de la capitale. «Il voyait grand pour sa ville. Il la voyait importante dans le monde. Il voulait lui donner toute la place qui lui revenait.»