Le palais de justice de Québec

Un homme réclame 428 000 $ à ses agresseurs

Un homme victime d'un vol sauvage intente une poursuite de 428 000 $ contre ses deux agresseurs.
Dans la soirée du 17 août 2011, alors qu'il rentrait chez lui, Robert (prénom fictif), 58 ans, est assailli par deux hommes qui le frappent à la tête avec une barre télescopique et lui donnent un coup de couteau à l'arrière de la tête, un autre à la main et un dernier à l'avant-bras. Les deux hommes le traînent ensuite dans la cour.
Selon la poursuite déposée cette semaine en Cour supérieure, ils lui annoncent qu'ils sont là pour l'enterrer s'il n'accepte pas de leur donner de l'argent. Les deux agresseurs, Jean Racine et Frédéric Tremblay, ont plaidé coupable à l'été 2012 à l'accusation de voies de fait ayant causé des lésions corporelles. Ils connaîtront leur sentence en mai.
Deux jours après l'attaque, un psychiatre conclut que Robert est en état de stress post-traumatique aigu. Moins d'une semaine après l'agression, Robert déménage. Il fera installer un système d'alarme dans son nouvel appartement.
Robert rencontre le psychiatre Pierre Mailloux en février 2012. À ce moment, il a encore des maux de tête, des étourdissements, des souvenirs de l'agression qui se rapprochent de l'hallucination auditive.
«Il vit littéralement terré chez lui dans un condo, écrit le psychiatre Mailloux, cité dans la poursuite. Lorsqu'il rentre chez lui, il est envahi par la peur de se faire poigner par en arrière, ressent spontanément des rages terribles et doit vérifier derrière les portes fermées afin de s'assurer qu'il n'y a pas d'agresseur.»
Robert ne répond plus au téléphone, se limitant à écouter les messages sur la boîte vocale.
En juin 2013, d'autres psychiatres concluront, selon la poursuite, que l'état de stress post-traumatique est toujours présent. Les spécialistes évaluent l'atteinte permanente de Robert à 55 %, allègue-t-on dans la requête.
La victime réclame au total 428 000 $, dont 302 000 $ à titre de dommages non pécuniaires.