L'armée canadienne cherche toujours à savoir pourquoi des obus étaient enterrés sous le terrain du magasin Canac du boulevard Henri-Bourassa, à Charlesbourg.

Un des 27 obus trouvés à Québec était dangereux

Un des 27 débris de munitions retrouvés sur le terrain du Canac situé sur le boulevard Henri-Bourassa représentait un potentiel risque pour la sécurité, a conclu le ministère de la Défense nationale (MDN).
C'est pourquoi, durant le reste des travaux effectués sur ce terrain, «la Défense nationale a retenu les services de techniciens spécialisés par mesure de prévention et dans l'intérêt de la sécurité publique», a souligné par courriel Daniel Blouin, porte-parole au MDN. «Ces techniciens travailleront sur le site à partir d'aujourd'hui afin d'assurer la surveillance jusqu'à la fin des travaux d'excavation [environ quatre semaines]. Si d'autres objets devaient être trouvés, les techniciens spécialisés devraient assurer leur neutralisation conformément aux lignes directrices et aux exigences de la Défense nationale.»
Rappelons que le 7 août, des travailleurs effectuant de l'excavation avaient fait la découverte d'objets d'artillerie militaire. Les Forces armées canadiennes avaient par la suite dépêché sur les lieux une équipe pour transporter les débris à la base militaire de Valcartier et les détruire.
Maintenant que les débris de munitions ont été identifiés et que l'évaluation du site est terminée, le MDN est en mesure d'expliquer pourquoi des engins explosifs se trouvaient sur le terrain du Canac.
«Le site où les objets ont été découverts avait servi de parc à ferraille dans les années 1950 et 1960; il avait été fermé pendant les travaux de construction de l'autoroute Félix-Leclerc à la fin des années 1960, explique M. Blouin. Au cours des années précédentes, il était courant que les parcs à ferraille achetaient des débris de munitions aux Forces armées canadiennes. Dans la plupart des cas, les débris de munitions avaient antérieurement été rendus inertes et sécuritaires avant la vente. Un moratoire sur la vente de tous les débris de munitions du MDN avait toutefois été obtenu en 1997, et ils sont maintenant transférés et entreposés en vue d'être démilitarisés.»