Nadir Belkhiter, vice-doyen à la Faculté de science et génie de l'Université Laval, considère que 2015 sera une «année record».

Un département florissant à l'Université Laval

L'intérêt pour la profession d'ingénieur et les programmes de sciences pures et appliquées est en croissance à l'Université Laval (UL), qui considère 2015 comme une «année record».
C'est ce qu'affirme Nadir Belkhiter, vice-doyen à la Faculté de science et génie (FSG) de l'UL. En comparaison avec 2009, où la FSG comptait 4800 étudiants, tous cycles confondus, ce nombre est passé à 6100 à la session d'automne 2015. «Ce sont des données encourageantes, ça montre une croissance continue», poursuit M. Belkhiter. 
L'Université Laval compte 16 programmes de génie.
Quant au programme de génie civil, sa popularité est relative «aux grands projets d'infrastructures», mentionne M. Belkhiter. 
Cycles supérieurs moins populaires
Si les étudiants en sciences pures et appliquées «ont besoin d'une maîtrise ou d'un doctorat» pour trouver un emploi, les étudiants en génie ont moins tendance à poursuivre leurs études aux cycles supérieurs en raison du pouvoir attractif du marché du travail. «Entre une bourse de 10 000 $ pour poursuivre ses études et un salaire de 45 000 $- 50 000 $ comme ingénieur junior, le choix est vite fait», affirme M. Belkhiter.
Cependant, en matière de recherche, l'Université Laval est loin d'être démunie. Parmi toute l'offre en matière de recherche, quelques domaines attirent particulièrement les étudiants. Il y a d'abord le Centre d'optique, photonique et laser, «qui est très connu à l'international, affirme M. Belkhiter. Le génie des matériaux, notamment dans la conception de prothèses médicales, est populaire auprès des étudiants.» 
Développement de la clientèle féminine
La FSG attire de plus en plus de femmes, indique M. Belkhiter. «Elles sont en progression constante. À la session d'automne 2014, les femmes comptaient pour 25 % des effectifs. À la session d'automne 2015, elles étaient 28 %.»
Si les hommes sont attirés par les domaines de l'ingénierie plus classique comme le génie mécanique, «les femmes s'inscrivent davantage dans les domaines de l'ingénierie qui touchent l'environnement ou la santé».
À preuve, les deux programmes qui attirent le plus les étudiantes sont le programme de génie des eaux et le programme de génie industriel, en partenariat avec la Faculté des sciences de l'administration, «qui touche à l'optimisation et aux ressources humaines», explique M. Belkhiter.
=> Diplomés en 2013-2014
• ETS :790 
• École polytechnique : 793 
• Université Concordia : 527 
• Université Laval : 411 
• Université McGill : 515 
• Université de Sherbrooke : 277 
• UQAC : 64 
• UQAR : 8 
• UQTR : 67 
• UQAT : 17 
• UQO : 4 
• UQAM : 5
Source: Réseau des ingénieurs du Québec