Maire de Franquelin depuis 17 ans, Michel Lévesque se présente sous la bannière libérale dans René-Lévesque.

Un candidat «allumé» par le PLQ, généreux avec le PQ

Drôle d'histoire dans la circonscription de René-Lévesque, alors que le candidat du Parti libéral, Michel Lévesque, a participé à une activité de financement de son futur rival, Marjolain Dufour, tout en versant une contribution au Parti québécois (PQ), et ce, quelques jours avant le déclenchement des élections.
Le nom de M. Lévesque, maire de Franquelin depuis 17 ans, figure sur la liste des donateurs aux partis politiques du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), liste accessible sur Internet. On y apprend que Michel Lévesque a versé 100 $ au PQ en 2013. Il a également donné la même somme en février dernier, lors d'une activité de financement organisée par M. Dufour. Cette dernière contribution n'apparaît toutefois pas encore sur le site du DGEQ.
«Oui, c'est le cas, j'ai contribué en 2013 et 2014. J'ai juste un député et je travaille avec», a lancé M. Lévesque lors d'un bref entretien avec Le Soleil. «Je n'ai pas contribué au Parti libéral parce qu'il n'y avait pas de candidat. Je l'ai faite [la contribution] parce que c'était mon député», a-t-il ajouté avant de conclure en disant que «s'il [M. Dufour] n'en veut pas de mon 100 $, il a juste à me le redonner».
Le candidat n'a pas expliqué pourquoi il n'a pas contribué auparavant à la caisse péquiste ou libérale, lui qui est en politique municipale depuis 31 ans et qui a déjà eu l'occasion d'avoir un député au pouvoir, quelle que soit l'allégeance.
Cinq mois de réflexion
Lors du lancement de sa campagne, le 13 mars, Michel Lévesque affirmait pourtant qu'il réfléchissait depuis cinq mois à l'idée de porter les couleurs libérales, depuis, en fait, qu'il avait entendu le chef Philippe Couillard parler de ressusciter le Plan Nord lors d'une activité de la Fédération des municipalités du Québec. «Ça m'avait allumé», avait-il alors lancé.
Le maire de la localité de 317 résidents, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Baie-Comeau, avait aussi indiqué à cette occasion qu'il avait une bonne relation avec le député Dufour, en poste depuis 2003, mais que le règne de ce dernier au gouvernement avait apporté peu d'avancement dans son village. «Quand on a eu de quoi, c'était le Parti libéral au pouvoir», déclarait-il.