Simon Gagné a posé en compagnie de plusieurs admirateurs hier, lors du Pro-Am Gagné-Bergeron.

Ultimatum de Gary Bettman: Simon Gagné surpris et un peu inquiet

La décision de Gary Bettman d'imposer un ultimatum à l'Association des joueurs de la Ligue nationale pour le renouvèlement d'un nouveau contrat de travail a surpris Simon Gagné, lui qui croyait que les négociations pourraient s'étaler pendant toute la prochaine saison.
«Le contrat que l'on a actuellement et qui se termine le 15 septembre va super bien. Les revenus augmentent d'année en année et le plafond salarial est en hausse justement à cause de cela. On était donc prêt à continuer sur ce contrat pendant peut-être une autre année, question de se donner plus de temps pour négocier. Mais là, il risque de manquer de temps en bout de ligne, car M. Bettman a été vraiment clair en disant qu'il n'était pas question de commencer la saison avec l'ancien contrat.»
Hôte du Pro-Am Gagné-Bergeron jeudi au Complexe multifonctionnel de L'Ancienne-Lorette, Gagné a indiqué qu'il avait confiance en Donald Fehr, le représentant des joueurs dans le dossier. Il a dit qu'il restait quand même encore un mois aux deux parties pour négocier et que souvent les choses se mettaient à bouger quand l'échéance se pointait.
«Les propriétaires jouent dur», a noté l'attaquant des Kings de Los Angeles. «Ils l'ont fait en 2004 et on dirait qu'ils se sentent fort à cause de ce qu'ils ont obtenu. On va espérer que les choses s'améliorent dans les prochaines semaines. Mais de la façon dont M. Bettman parle présentement, c'est inquiétant un petit peu. C'est mon feeling personnel, mais je ne serais pas surpris que nous manquions une partie du camp d'entraînement et même quelques matchs en début de saison.»
Francis Bouillon n'a pas caché que l'issue des prochaines négociations l'inquiétait. «Les joueurs comme les propriétaires veulent qu'il y ait du hockey cet automne. Si la saison commençait par un lock-out, ça pourrait faire mal à beaucoup de monde. Mais de notre côté, on peut juste faire confiance à notre association et espérer que ça va se régler.
«On dit qu'il reste beaucoup de temps, mais en même temps, c'est dans un mois qu'une entente doit être intervenue. Comme on veut tous que ça commence en septembre, on va donc se croiser les doigts.»
Offre «extrême»
La nouvelle acquisition du Canadien a expliqué qu'il avait été surpris par l'offre des propriétaires, il y a quelques semaines. Personne ne s'attendait à ce qu'ils soient aussi en demande. Même son de cloche du côté de Jason Demers, qui a cependant tempéré son impact en disant qu'elle ne constituait qu'une première offre.
«C'est certain que l'on ne croyait pas qu'elle serait aussi extrême», a expliqué le porte-couleurs des Sharks. «Mais quand on va déposer notre offre, les choses vont ensuite pouvoir commencer à s'équilibrer. Et il va falloir trouver un terrain d'entente et une manière de négocier qui va satisfaire tout le monde.»
Appelé à comparer le conflit de 2004, qu'il avait vécu, à celui qui pourrait survenir à compter de la mi-septembre, Bouillon a estimé que le hockey de la LNH était davantage en difficulté il y a huit ans qu'il ne l'est présentement.
«Je pense que le lock-out de 2004 a replacé beaucoup de choses. Mais je crois qu'il y a maintenant beaucoup plus d'équipes en santé, même si certaines ont des difficultés. Et je ne verrais pas pourquoi la saison ne pourrait pas commencer en septembre.»
NOTE : Le Pro-Am Gagné-Bergeron a permis d'amasser 101 000$. Cette somme sera partagée entre Leucan et la maison Le Pignon Bleu.
Vermette comprend Doan
C'est avec enthousiasme qu'Antoine Vermette a accueilli la nouvelle selon laquelle Greg Jamison avait finalement trouvé les investisseurs qui lui manquaient afin de se porter acquéreur des Coyotes de Phoenix. «Je me mets à la place du directeur gérant et je me dis que ça ne doit pas être facile de travailler en ayant les mains liées et de ne pas connaître le budget dont tu disposes afin de préparer adéquatement la prochaine saison», a lancé le hockeyeur originaire de Saint-Agapit. «Si le dossier peut se régler une fois pour toutes, ça va être une excellente nouvelle.»
Vermette a aussi eu une bonne pensée pour Shane Doan, toujours joueur autonome. Il a indiqué que même si son capitaine avait clairement exprimé son désir de signer un nouveau pacte avec les Coyotes s'ils demeuraient à Phoenix, il devait aussi penser à sa famille et décider très prochainement où il évoluerait à l'automne. «Il a des enfants et ceux-ci commenceront l'école bientôt. Shane a donc des incertitudes beaucoup plus lourdes à porter que les miennes. Moi, je suis dans une situation idéale. J'ai un contrat de trois ans, je n'ai pas d'enfants et même si j'aime vivre à Phoenix, je serais heureux que l'équipe déménage à Québec, car je suis d'ici. Mais je pense que si Shane n'a pas encore signé un contrat avec une nouvelle équipe, c'est qu'il a rencontré M. Jamison et qu'il sait comment le dossier avance.»