Trois-Rivières : deux adolescents accusés de meurtre prémédité

Les  adolescents de 16 et 17 ans appréhendés mardi matin à la suite d'un triple meurtre survenu dans une résidence de la rue Sicard, à Trois-Rivières, ont été formellement accusés de meurtre prémédité et de complot pour meurtre, mercredi avant-midi au palais de justice de Trois-Rivières.
Chacun des deux fait face à six chefs d'accusation, soit trois chefs de meurtre prémédité et trois chefs de complot pour meurtre, c'est-à-dire un complot pour les trois meurtres commis la veille, un complot en vue d'assassiner la mère de deux des victimes et un autre chef d'avoir comploté en vue de tuer des policiers.
La Couronne a indiqué son intention de demander qu'une peine pour adulte soit imposée aux deux accusés s'ils devaient ultimement être trouvés coupables, de sorte que ceux-ci s'exposeraient à une peine minimale de 10 ans d'emprisonnement sans possibilité de remise en liberté.
Les corps de deux soeurs âgées de 22 et 17 ans et de l'ami de coeur de la plus jeune, lui aussi âgé de 17 ans, ont été retrouvés mardi matin, vers 8h, à l'intérieur de la résidence familiale.
Le Service de police de la ville de Trois-Rivières confirme que le scénario du geste posé par dépit amoureux est la principale hypothèse d'enquête. L'un des suspects aurait été amoureux de l'adolescente de 17 ans et n'aurait pas accepté que celle-ci, qui était déjà en couple avec l'autre adolescent de 17 ans, le rejette.
Les policiers ont également confirmé que le meurtre a été commis à l'aide d'une arme à feu mais ne veulent pas préciser pour l'instant d'où provenait l'arme en question ou s'il y en avait plus d'une.
Comme le prévoit la loi, l'identité des trois victimes et des deux suspects n'a pas été rendue publique par les enquêteurs, car quatre des personnes impliquées sont d'âge mineur et l'identification de la cinquième permettrait aussi d'identifier sa soeur.
Les deux suspects ont été arrêtés à leur sortie de la résidence alors que la police s'y était rendue d'urgence à la suite d'un appel logé à la centrale 9-1-1 par l'une des victimes.