Les athlètes Lyne Bessette, Marc-André Bédard et Pavel Andreev, accompagnés de la secrétaire générale de l'Union internationale de triathlont Loreen Barnett (à droite)

Triathlon d'hiver: une page de l'histoire du sport s'écrira samedi

Une page de l'histoire du sport sera écrite, samedi, sur les plaines d'Abraham. L'Union internationale de triathlon y présentera la nouvelle formule de son triathlon d'hiver, une compétition composée d'épreuves de raquette, de patinage de vitesse et de ski de fond. Le Québec ITU Triathlon d'hiver réunira des athlètes de huit pays dont le Russe Pavel Andreev, quadruple champion du monde de triathlon d'hiver ITU du format vélo-course à pied-ski de fond.
«Une nouvelle formule dont le point fort est que les épreuves au programme se déroulent obligatoirement toutes sur la neige ou sur la glace, a commenté Loreen Barnett, secrétaire générale de l'Union internationale de triathlon. Elles sont donc plus sécuritaires que le vélo dont la pratique est difficile dans des conditions de neige ou de glace. Nous croyons que la nouvelle formule du triathlon d'hiver a beaucoup de potentiel et notre but est d'en faire une discipline olympique comme nous l'avons fait pour le triathlon d'été. Nous sommes cependant conscients que pour y arriver, nous devrons implanter cette nouvelle discipline aux quatre coins de la planète, notamment du côté de l'Asie.»
À quelques heures du départ des athlètes de la catégorie élite (14h samedi), bien malin qui pourrait prédire le premier vainqueur de la compétition qui sera composée de 5 km de raquette, de 12 km de patinage de vitesse et de 8 km de ski de fond. Seront sur la ligne de départ, outre Andreev, des spécialistes du patinage de vitesse longue piste comme l'ex-champion du monde Jay Morrison et l'olympien Benoît Lamarche, les biathloniens Claude Godbout et Marc-André Bédard, la cycliste Lyne Bessette et l'olympien Joël Bourgeois qui s'impose maintenant en raquettes.
Un beau défi
Marc-André Bédard est un habitué du Pentathlon des neiges. Gagnant de l'épreuve en 2013, il a terminé deuxième le 22 février même s'il ne s'était pas vraiment préparé pour cette compétition, ses énergies ayant été investies et son focus ayant été placé dans sa qualification olympique qu'il n'a finalement pas obtenue. C'est à la dernière minute qu'il s'est inscrit au pentathlon dans le seul objectif de se servir de cette compétition comme d'un entraînement pour le triathlon de samedi.
«Une première mondiale dont je voulais absolument faire partie et dont les épreuves sont un peu plus dans mes cordes que celles du pentathlon, a commenté Bédard. Et ce qui m'attire, c'est de me pointer sur une ligne de départ sans savoir où je vais finir. Mon seul point de repère, c'est ma forme et les ajustements que j'ai faits.
«Je suis dans le même bateau que les autres compétiteurs alors que tout le monde est un peu dans l'inconnu. Tout comme il n'y a pas encore de spécialistes en triathlon d'hiver. La compétition va être un gros challenge qui va se décider sur le terrain. Ça va vraiment être intéressant de voir qui va s'en sortir le mieux.»
Bédard a indiqué que son but serait de survivre dans certains sports, de dominer dans d'autres et si possible de monter sur le podium. Spécialiste du ski de fond, le biathlonien a indiqué qu'il était sûr de se débrouiller en patin et que c'est en raquettes qu'il serait le moins à l'aise.