Laurie Martel, du Cégep Limoilou, en est à son deuxième stage chez GlaxoSmithKline.

Travailler en étudiant

Cela fait plus de 20 ans que le Cégep Limoilou a démarré le programme d'alternance travail-étude dans la région. Maintenant présente dans 13 programmes d'études techniques pour 400 étudiants annuellement, cette formation sur le terrain a fait du chemin.
«Ce qui nous distingue, c'est notre équipe qui s'occupe de faire le placement. Les étudiants n'ont qu'à adhérer et les responsables de stages envoient les offres des employeurs directement aux étudiants», explique Marie-Claire Tremblay, coordonnatrice du Service des stages et du placement.
S'ensuit un vrai processus d'embauche avec production du C.V. supervisée et exercice d'entrevue. «Notre taux de placement est de 95 % et tous nos stages sont rémunérés. Et surtout, dans le domaine de l'étudiant qui le qualifie pour la suite», poursuit Mme Tremblay.
Autre caractéristique importante, le stage se fait à deux moments de l'année. «Nous voulions que l'étudiant voie comment ça se passe durant l'hiver, alors que les choses sont plus stimulantes dans l'entreprise», ajoute la coordonnatrice.
La formule avec trois stages s'installe graduellement dans les programmes informatiques, de télécommunications et prochainement en technique administrative. «Dès la première session, pour eux, c'est une forme de validation, mais aussi une motivation dans les études», affirme Mme Tremblay.
Laurie Martel, du Cégep Limoilou, étudie en génie industriel. Elle en est à son deuxième stage en entreprise chez GlaxoSmithKline (GSK), dans le Parc technologique. Elle y gagne un salaire concurrentiel situé entre 16 et 20 $ de l'heure.
«C'est important de ne pas juste prendre l'information, mais d'en donner aussi», mentionne l'étudiante. «On étudie dans un domaine, c'est certain qu'on a des choses à apporter, on a un savoir très près des dernières tendances», poursuit-elle.
«Un conseil, impliquez-vous! C'est important de ne pas faire le cadre au mur. Il faut poser des questions, être tannant pour faire avancer les projets.»
Culture d'entreprise
Claude Mignault est directeur de Lab-Volt, une entreprise manufacturière de conception et de distribution de produits pour assister l'enseignement technique. Chez eux, le stage est une culture. «J'ai moi-même été engagé comme stagiaire dans le temps. L'actuel président et vice-président aussi!»
Cette petite entreprise de 200 travailleurs voit les jeunes qui arrivent comme une aide précieuse. «En fait, il n'y a pas deux types de main-d'oeuvre. On est un tout», confirme-t-il.
Il recherche donc des gens capables de triper avec l'équipe. «On veut quelqu'un qui va se sentir utile et complètement intégré. Plusieurs jeunes voient large et sont responsable de tâches complexes.»
En plus de faire affaire principalement avec le Cégep Limoilou, deux stagiaires français affiliés au programme de maintenance industrielle du Cégep de Lévis-Lauzon se joindront à l'équipe de Lab-Volt à la fin mars.
*****************
Une relève, ça se planifie
La Capitale Assurance et Services Financiers accueille chaque année une douzaine d'étudiants pour des stages rémunérés en partenariat avec le Cégep de Sainte-Foy. Pour Geneviève Drouin, directrice des ressources humaines, et Mélanie Gagnon, conseillère, l'objectif de prendre des stagiaires est de planifier la relève et de créer un bassin de candidats potentiels. «Ça nous aide dans notre recrutement. Chaque stagiaire est un bon ambassadeur et une belle visibilité pour nous», explique le duo. D'ailleurs, plus de 95 % des stagiaires joignent officiellement les rangs à la fin de leur parcours scolaire.Depuis trois ans, un stage d'été en anglais est offert à Mississauga, et une étudiante de la France est choisie pour travailler du côté juridique et de l'assurance de dommages.