Aujourd'hui,la recherche de l'équilibre travail-famille n'est plus l'apanage des femmes.

Transfert d'entreprises: une manne pour les jeunes entrepreneurs

«Il n'est pas nécessaire d'être Elon Musk pour concevoir une voiture électrique. Il y a moyen de cogner à la porte d'un constructeur déjà établi comme Ford pour moderniser des modèles déjà existants».
Emilio Imbriglio, président et chef de la direction chez Raymond Chabot Grant Thornton, considère que les jeunes entrepreneurs n'ont pas besoin de se diriger dans les jeux vidéo pour avoir du succès. Au contraire, il croit qu'on «a des Tesla dans plusieurs sphères qu'on peut moderniser.»
«Il y a tellement d'opportunités pour des jeunes gens brillants de capitaliser sur des entreprises dans lesquelles on a sous-investi. Des entreprises qui ont déjà des bases solides, des clients, des employés, mais qui n'ont pas modernisé leur compagnie en matière de robotique, de technologie et de réseaux sociaux. Il y a plein d'entreprises qui offrent des produits extraordinaires qu'on pourrait commercialiser partout sur la planète, qu'on pourrait emmener à un autre niveau».
Et des opportunités d'investir, il y en aura beaucoup. «D'ici les sept prochaines années, c'est plus de la moitié des entreprises du Québec qui seront touchées. Il y a des discussions concernant des transferts d'entreprises à tous les jours», indique M. Imbriglio, qui compte à son actif plus de 300 transferts. Et, évidemment, des repreneurs seront nécessaires pour pallier cette demande.
Mais un transfert d'entreprise, ça ne se fait pas en criant lapin. «Ça prend des années à planifier. Ça prend un plan de transfert, un plan financier et un plan psychologique. Il y a du financement à aller chercher. Juste pour établir un prix, c'est difficile. Il faut laisser de côté l'aspect émotif et regarder la situation dans son ensemble. Il faut aussi avoir les discussions difficiles», explique-t-il. Et cette expertise, elle se trouve chez les firmes comptables.
«Ça prend des intégrateurs qui maîtrisent les enjeux fiscaux et qui canalisent leurs énergies sur le transfert d'entreprise», estime M. Imbriglio. Il cite en exemple les transferts d'entreprises au sein d'une même famille, «où il est possible de perdre l'exemption du gain en capital, qui ne se perd pas avec un étranger».
Si les règles sont maintenant assouplies - les entreprises de l'industrie primaire et agricole sont maintenant protégées de cette perte d'exemption du gain en capital -, Raymond Chabot Grant Thornton aimerait que ce soit appliqué à toutes les entreprises. «Ça fait depuis 2010 qu'on crie pour que ça change», ajoute M. Imbriglio.