C'était au tour du Solidaires en Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus de montrer la voie, tard jeudi soir.

Transat Québec-Saint-Malo: lutte à cinq en Class40

Après les Multi50 mercredi, la lutte serrée s'est transportée du côté des monocoques de la Class40 jeudi, cinquième journée de la Transat Québec-Saint-Malo.
À 22h, cinq voiliers se livraient une chaude bataille en tête, après le passage entre les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon. Si le Black Pepper-Les P'tits Doudous (4e) d'Armel Tripon et le Generali-Horizon Mixité (2e) d'Isabelle Joschke se sont échangés la tête pendant la journée, c'était au tour du Solidaires en Peloton-ARSEP de Thibaut Vauchel-Camus de montrer la voie, tard jeudi soir. Mais entre Solidaires et le Tales 2, cinquième, il y avait seulement 14 kilomètres. Tout ça avec l'Imerys du Britannique Phil Sharp bien placé au troisième rang.
Meneur mercredi, le Tales 2 a connu une nuit difficile de mercredi à jeudi, les vents se faisant rares au nord de ses rivaux. Au réveil jeudi matin, à l'heure de Québec, il avait plus de 20 kilomètres de retard sur les meneurs.
Derrière, l'irrésistible poussée du V and B de Maxime Sorel, passé de la 12e à la 6e place en quelques heures, a été un peu ternie par un arrêt de 90 minutes à Saint-Pierre, jeudi soir, pour régler un ennui technique. Il est reparti vers 20h au 11e échelon.
L'Arkema accentue son emprise
Chez les Multi50, l'Arkema de Lalou Roucayrol a accentué son emprise sur le premier rang, alors que les trois meneurs sont déjà bien avancés dans l'Atlantique. Jeudi soir, il précédait de
27 kilomètres le French Tech Rennes Saint-Malo de Gilles Lamiré. Pendant ce temps, le Ciela Village semble incapable de s'accrocher à ses deux ennemis. Il se trouve à 56 km de l'Arkema.
Et n'oublions pas les Ultime, en selle depuis mercredi après-midi! À 22h, en approche de Gaspé, le Spindrift 2 détenait déjà une solide avance de 65 kilomètres sur le Musandam Oman Sail. Le skipper du grand trimaran de 40 mètres, Yann Guichard, s'attendait pourtant à sortir du Saint-Laurent en deuxième place.
«On n'a pas dormi de la nuit, mais ça, on s'y attendait», a dit le capitaine du Musandam, Sidney Gavignet, comme un hommage à la difficulté de naviguer sur le Saint-Laurent. On prédit que les deux grands rejoindront le reste de la flotte d'ici la fin de la course.
Contrairement aux voiliers des autres classes, ils n'ont pas à contourner les bouées de Rimouski, Matane et Gaspé, trop près de la rive. Ils devront toutefois passer par Percé, comme tout le monde.