L'ex-défenseur des Blues, Al MacInnis, a longtemps terrotisé les gardiens de la LNH avec son lancer frapper qui pouvait atteindre les 160 km/h.

Tournoi pee-wee: papa Al heureux d'entraîner son fils avec les Blues

Après une absence de cinq ans, Al MacInnis est de retour au Tournoi pee-wee en tant qu'entraîneur avec les Blues. Et de nouveau cette année, cette visite, sa troisième depuis 2005, coïncide avec la présence d'un de ses fils au sein de la formation de St. Louis.
«Riley est mon troisième et dernier fils. Mais je ne dirais pas pour autant que j'en suis à mon dernier Tournoi pee-wee. Je n'ai pas pris de décision encore. Je préfère prendre les années une à la fois», a mentionné l'ex-défenseur des Blues, qui terrorisait les gardiens de but avec son lancer frappé dont la vitesse pouvait avoisiner les 160 km/h. «Pour moi, c'est toujours un immense plaisir que de revenir ici. C'est tellement une belle expérience pour les jeunes. Sur le plan hockey, mais aussi sur les plans personnel et culturel, puisque pendant leur séjour à Québec, ils demeurent dans des familles. Et certaines accueillent des joueurs des Blues depuis 27 ans. Pour les jeunes, c'est l'expérience d'une vie.»
Riley a pu se préparer d'une manière différente pour son séjour dans la Vieille Capitale, car ses frères aînés Carson et Ryan lui ont parlé de la spécificité du Tournoi pee-wee et de sa magie. Ils ont partagé avec lui leur expérience, montré de vieilles photos et donné un avant-goût des activités qu'il pourrait pratiquer.
Papa Al, qui a joué 20 saisons dans la LNH avec les Flames de Calgary et les Blues, est un peu peiné à la pensée que c'est la dernière fois qu'il a la chance de diriger un de ses fils au Tournoi pee-wee. Il s'est cependant empressé d'ajouter qu'il aimait s'occuper des jeunes et leur remettre une partie de ce qu'il avait reçu plus jeune.
«Tout ce que je peux faire pour aider les jeunes est vraiment gratifiant pour moi. Ils veulent apprendre et ils veulent devenir meilleurs. Et nous tentons de leur enseigner le hockey de la bonne manière. Et c'est très amusant. Et il me reste encore quelques années de coaching devant moi.»
Un rêve réalisé
En tant que papa, MacInnis a réalisé un rêve en ayant la chance de diriger ses trois fils. Jeune, il n'a pas eu la chance d'avoir un père très présent dans la pratique de ses activités. «Il était d'une génération de gens qui travaillaient 10 à 12 heures par jour. Lui, c'était dans une mine de charbon. Et c'est ma mère, qui était enseignante, qui était capable de nous emmener à l'aréna. J'aurais aimé que mon père soit là... mais il travaillait tellement fort. Sa présence m'a manqué.
«J'ai été chanceux de faire une belle et longue carrière dans la Ligue nationale. Quand je me suis retiré [2004], j'ai décidé de passer le plus de temps possible avec mes trois fils et ma fille.»
Il a avoué que ses trois fils étaient des hockeyeurs très différents les uns des autres. À la blague, il mentionne que même si les trois se ressemblent sur des photographies, il se demandait à l'occasion si ses garçons sont nés des mêmes parents.
«S'ils avaient tous eu la même personnalité, ça serait devenu ennuyant à un moment donné. Mais mon épouse et moi avons fait du mieux que nous pouvions pour les élever et jusqu'à présent, nous sommes très chanceux d'avoir quatre enfants qui aiment le sport et qui ne nous causent pas de problèmes.»
MacInnis note que son cadet avait un style de hockeyeur qui ressemblait au sien. «Je n'étais pas vraiment un patineur habile. Et comme moi et mon plus vieux [Carson], Riley joue comme défenseur. Il n'est peut-être pas le joueur le plus talentueux de son équipe, mais il donne toujours son maximum et il a du plaisir.»
Il ne croit pas que son fils a davantage de pression que les autres joueurs à cause du passé de son père dans la LNH. «Il ne m'a jamais vu jouer. Et puis, c'est lui qui a choisi la position où il voulait évoluer. Je n'ai jamais imposé quoi que ce soit à mes fils.
«La première fois qu'il a joué au hockey, Ryan m'avait dit : "Je veux être centre". Et c'est là qu'il a toujours joué. J'ai toujours pensé que pour qu'un enfant ait du plaisir au hockey, il fallait le laisser évoluer là où il le voulait. Car c'est là qu'il va le plus exceller.»
À son dernier passage au Tournoi pee-wee (2009), MacInnis avait mené les Blues à la Coupe du monde. Vise-t-il le même objectif? «Pourquoi pas?» répond-il simplement. «Pour gagner un tournoi comme le pee-wee, il faut une bonne équipe, mais aussi un peu de chance.»
L'équipe de MacInnis a amorcé son tournoi avec une victoire de 4-1 face à Chomoutov. Le prochain rendez-vous des Blues aura lieu mercredi (18h). Et les Nordiques de Québec seront leurs rivaux.