Le groupe ontarien Three Days Grace a reçu un bel accueil lundi au parc de la Francophonie.

Three Days Grace: accueillis comme des rois

Le départ du chanteur Adam Gontier et son remplacement par Matt Walst, frère du bassiste Brad Walst, n'a pas fait diminuer la cote d'amour du public de Québec pour le groupe ontarien Three Days Grace, qui a eu droit à un accueil royal lundi au parc de la Francophonie.
Ils étaient attendus, les gars de Peterborough! Les entrées du parc de la Francophonie ont été fermées durant le spectacle et certains spectateurs ont dû se résigner à écouter de l'extérieur leurs favoris aligner les Pain, Animal I Have Become et I Hate Everything About You sans oublier Riot interprétée en rappel.
L'absence de Gontier, qui avait été la voix de Three Days Grace pendant 16 ans, n'a pas indisposé les spectateurs, qui ont immédiatement acclamé son successeur. Le nouveau venu, qui est aussi chanteur du groupe My Darkest Days, a mis cartes sur table dès le début, livrant un convaincant Just Like You, l'un des plus grands succès de son nouveau groupe.
En plus de ce bel accueil, Matt a reçu un bon coup de main des spectateurs, qui l'accompagnaient sur presque toutes les chansons dont ils connaissaient les paroles par coeur. Le chanteur sait aussi se faire aimer, descendant de scène à quelques reprises pour serrer la pince de ses fans ou pour leur lancer des t-shirts.
Un peu plus tard, il a lancé ce qui était peut-être une pointe envers Gontier. «Je vous remercie tous d'avoir continué d'appuyer Three Days Grace. Quand des gens tentent de t'amener vers le fond, tu peux couler avec eux ou tu peux prendre The High Road», a-t-il déclaré avant d'interpréter la pièce du même nom.
Les deux Walst et le guitariste Barry Stock ont eu droit à une pause en milieu de spectacle, quittant la scène pendant que le batteur Neil Sanderson, haut perché sur un podium, y allait d'un interminable solo, accompagné du claviériste Dani Rosenoer.
The London Souls
C'était au trio new-yorkais The London Souls que la tâche de lancer la soirée avait été confiée. Le groupe du chanteur et guitariste Tash Neal fait du bruit comme cinq et a vraiment brassé la cabane avec son blues rock lourd rempli de testostérone.
Neal est lui-même tout un personnage. Déjà doté d'une tête à la Jimi Hendrix, il attaque son Excalibur comme le regretté guitariste de Seattle, la faisant hurler de toutes les manières possibles et s'amusant avec la distorsion dans ses longs solos délirants.
Le groupe complété par le batteur Chris St. Hilaire et le bassiste Stu Mahan a servi 11 pièces en une cinquantaine de minutes. Il a complété sa prestation avec une reprise fort bien réussie de Magic Bus des Who et une version très bluesy de Get Back des Beatles.
The Big Wreck
C'est ensuite The Big Wreck qui a pris la relève. Le groupe a été présenté comme étant de Boston, où il a vu le jour en 1994, mais il est maintenant installé à Toronto, ville d'origine de son chanteur et guitariste Ian Thornley.
Malheureusement pour Thornley, son microphone était plutôt mal ajusté, ce qui ne rendait pas justice à sa voix. Entouré de musiciens chevronnés, il a livré un peu plus d'une heure de rock lourd aux accents progressifs qui a semblé plaire à la foule.