Chapeau noir sur la tête, lunettes noires sur les yeux et son fameux porte-voix à la main, il a lancé le spectacle avec Crackerman des Stone Temple Pilots.

The Wildabouts: Weiland en forme, mais trop bref

C'est mercredi au Cercle que l'ex-leader des Stone Temple Pilots et de Velvet Revolver Scott Weiland faisait son retour à Québec, avec son groupe The Wildabouts, six ans après une prestation catastrophique avec les Pilots au Festival d'été de Québec. Avant chaque spectacle du sulfureux personnage, chacun est toujours en droit de se demander lequel de ses visages Weiland montrera.
Heureusement pour les spectateurs qui avaient rempli le Cercle mercredi soir, il était dans une meilleure forme qu'en 2008 sur les plaines d'Abraham. On a eu droit au Weiland énergique qui connaît par coeur tous les mouvements de la rockstar et non pas au Weiland amorphe au langage incohérent.
Chapeau noir sur la tête, lunettes noires sur les yeux et son fameux porte-voix à la main, il a lancé le spectacle avec Crackerman des Stone Temple Pilots, bien rendue par lui et ses musiciens, même si ceux-ci n'étaient pas du même calibre que les frères DeLeo, Slash ou Duff McKagan.
Le chanteur utilisait un télésouffleur, mais on préfère ça à le voir oublier les paroles des chansons qu'il a lui-même composées. On raconte également que son épouse voyage avec lui et ne serait jamais bien loin, histoire de garder monsieur dans le droit chemin...
Nouveau matériel
Bref, même si sa voix n'était pas parfaite, elle demeurait correcte et Weiland était sur la même planète que ses fans quand il s'adressait à eux entre les chansons. Se débarrassant rapidement de son couvre-chef, de ses lunettes et de son veston, le chanteur s'est mis à faire onduler sa mince silhouette sur scène en interprétant essentiellement des pièces des trois premiers albums des Pilots, glissant ici et là un titre de Velvet Revolver et une nouvelle composition de son album à paraître cet automne.
À ce sujet, d'ailleurs, on remarque que le nouveau matériel de Weiland fait davantage dans le blues rock de ses albums solos que dans le rock alternatif rapide et bruyant de ses précédents groupes.
Classiques omis
D'ailleurs, si on est heureux d'avoir entendu quelques pièces moins connues des Stone Temple Pilots et des incontournables comme Vasoline et Dead and Bloated ou encore Slither de Velvet Revolver, on peut cependant se demander comment Weiland a pu omettre certains de ses classiques.
En effet, pas de Sex Type Thing, ni de Interstate Love Song, de Creep ou de Plush dans le trop court programme de 75 minutes que Weiland et ses Wildabouts répètent dans le même ordre à chaque spectacle. Les fans qui étaient là mercredi ont apprécié la performance du grand échalas, qui a d'ailleurs pris la peine de serrer la pince à quelques-uns d'entre eux après le spectacle, mais tous attendaient quand même avec impatience ces succès qui ne sont jamais venus.