Raynald Forgues (à gauche), responsable aux aménagements, et Patrick Martin (à droite), directeur de production, auront plusieurs défis à relever avant le spectacle du 21 juillet.

The Wall sur les Plaines: le mur commence à prendre forme

L'équipe du Festival d'été de Québec (FEQ) a commencé à construire l'énorme mur que le public pourra voir sur les plaines d'Abraham durant le concert de Roger Waters, le 21 juillet. Ce qui est pour l'instant une série d'échafaudages deviendra bientôt le mur le plus long jamais érigé pour l'une des représentations de The Wall et aura droit à des graffitis d'artistes locaux.
Selon les informations officielles, c'est vendredi que la construction devait s'enclencher, mais Raynald Forgues, responsable aux aménagements, n'estime pas avoir pris d'avance en commençant les travaux le 29 juin. Pour lui, compte tenu des caprices de Dame Nature et des imprévus, «on n'a jamais plus de cinq minutes d'avance!»
M. Forgues soutient que la tâche à abattre d'ici le spectacle est titanesque. Il confie même s'être déjà réveillé en ayant la tremblote à l'idée de relever pareil défi. C'est que non seulement le mur doit faire, au total, plus de 728 pieds, mais une portion, celle qui mène vers le fleuve, forme une courbe, ce qui complique le boulot. De plus, les sections construites avec l'équipement de 3 E, filiale du FEQ qui produit l'événement, doivent s'arrimer au millimètre près avec la structure fournie par la troupe de Roger Waters. Un collaborateur de l'ex-Pink Floyd sera d'ailleurs en ville à compter de jeudi pour superviser le boulot.
Lorsque les échafaudages seront achevés, on les recouvrira de 400 panneaux de contreplaqué faisant quatre pieds sur huit. Ensuite, on apposera des tuiles donnant l'allure de briques.
«Il y aura des projections sur 420 pieds du mur, précise M. Forgues. C'est un peu comme le Moulin à images...»
Graffiteurs
Pour la portion du mur qui n'aura pas droit aux projections, on a fait appel au collectif d'artistes Morgan Bridge. Ces graffiteurs ont notamment apposé leur griffe sur la murale entourant le chantier du Musée national des beaux-arts du Québec.
Le casse-tête de l'équipe technique du FEQ va au-delà du fameux mur. Roger Waters arrive en effet avec sa propre scène et son éventail d'équipement. Aussi, le 15 juillet au soir, on devra démonter l'ensemble de la grande scène des Plaines en quatrième vitesse, indique le directeur de production, Patrick Martin.
«Le spectacle de Vincent Vallières se termine vers 22h30, on défait tout ce qui est technique, et à partir de 6h le lundi matin, on a 24 heures pour retirer le reste. À partir de là jusqu'au spectacle, on va travailler 24 heures sur 24.»
Le grand défi est d'abord le temps, mais aussi la météo et la main-d'oeuvre. De 60 à 80 personnes bosseront le jour et autant d'employés le feront la nuit. Tout un marathon, donc. Quand est-ce que M. Martin et M. Forgues espèrent souffler? «Pendant le show», admet le second...