Agnès Maltais représente les citoyens de Taschereau depuis 1998.

«Tentative d'intimidation» de Couillard, accuse Maltais

Philippe Couillard s'est livré à une «tentative d'intimidation» envers la première ministre du Québec, accuse la ministre Agnès Maltais. La seule députée péquiste de Québec juge «indigne» et «grossier» que le chef libéral ait signifié publiquement à Pauline Marois qu'elle allait «y goûter» si des doutes continuent d'être soulevés sur son éthique.
De passage à Québec mercredi matin, M. Couillard s'est présenté comme «plus tough que le monde pense» et a prévenu qu'il ne laisserait pas son adversaire remettre en question son éthique en l'associant avec le Dr Arthur Porter, directeur général déchu du CUSM. «Si elle choisit de le faire au débat, elle va y goûter», a-t-il martelé devant les caméras, disant avoir «quatre ou cinq sujets» à lui remettre sur le nez.
Mme Maltais a «fait le saut» devant le ton et le propos, au point de convoquer la presse en après-midi à son local électoral. «Mme Marois est une femme qui a toujours respecté ses adversaires. Ici, M. Couillard tente de la faire taire. Il refuse qu'on lui pose des questions légitimes qui font la une des journaux. C'est un langage inacceptable, indigne, voire même grossier. Qu'est-ce qui est si menaçant pour Philippe Couillard pour qu'il tente d'intimider la première ministre?» a-t-elle exposé sur un ton laissant transparaître son émotion.
Pas d'excuses
La ministre du Travail a exigé «au minimum» des excuses. Or, du côté des libéraux, il n'y a aucune intention de s'excuser, a-t-on fait savoir depuis Montréal où le chef est débarqué. «Ce que je souhaite profondément, c'est qu'il change de ton», a insisté Mme Maltais.
Craint-elle que les libéraux sortent un lapin de leur chapeau pendant le débat? «Je n'ai aucune crainte pour Mme Marois. Elle est ouverte, elle est disponible, elle est respectueuse», a-t-elle répondu.