Marc-Antoine Bettez avait remporté la médaille de bronze lors du Mondial des métiers en août.

Tel père, tel fils

Pour Marc-Antoine Bettez, les métiers spécialisés, c'est une affaire de famille. Tout comme son père avant lui, le jeune homme est devenu frigoriste.
«Je commençais à réfléchir à [mon choix de carrière]. Je voyais mon père aller, il aimait sa job, il était passionné», explique-t-il.
C'est cette passion qui l'a convaincu. À 15 ans, il avait trouvé sa voie.
Mais il a véritablement attrapé la piqûre lors de ses études au Centre de formation professionnelle de Québec. «Au secondaire, je ne savais pas trop quoi faire, comme pas mal tout le monde, se souvient-il. Je détestais ça, je n'étais vraiment pas bon. J'ai même doublé une année.»
S'il avait pu se diriger plus tôt vers son métier, il l'aurait fait, dit-il. Car au cours de sa formation, tout a changé. Perdu au départ, impressionné par la quantité d'informations à absorber, il a vite pris ses aises.
«C'était concret», décrit-il, et la théorie laissait beaucoup plus de place à la pratique du métier.
Et pour devenir frigoriste, c'est-à-dire se spécialiser en installation, réparation et entretien de système de climatisation et de réfrigération, les heures de pratique ne manquent pas. Pour devenir compagnon, il faut y mettre 8000 heures.
Au cours de sa formation, il a découvert la compétition. Digne fils de son père, il s'est rapidement distingué dans son métier, se rendant jusqu'à la troisième marche du podium du Mondial des métiers en août.
«démesuré»
«C'est comme les Olympiades québécoises fois trois. C'est démesuré», exprime-t-il.
La délégation canadienne s'y était particulièrement distinguée. Selon Marc-Antoine Bettez, les Québécois et les Canadiens sont reconnus pour leur amour du travail. La réputation des travailleurs québécois à l'étranger est d'ailleurs particulièrement positive.
Une fois sorti de l'école, il a oeuvré six mois aux côtés de son père, avant de se trouver un emploi dans sa région, à Hébertville.
«On est bien préparé» à l'école, note-t-il. «La base est là, mais après, il faut aller encore plus haut.»
Son conseil aux jeunes qui cherchent leur chemin dans la vie : «Si t'es passionné par quelque chose, vas-y, fonce. Et si tu vois que tu n'aimes pas ça, tu peux toujours changer, explorer, pour être sûr de faire le bon choix.»