Sylvain Parent-Bédard, président de QuébéComm
Sylvain Parent-Bédard, président de QuébéComm

Sylvain Parent-Bédard: entrepreneur à 16 ans

Marie-Pier Duplessis
Marie-Pier Duplessis
Le Soleil
Adolescent, Sylvain Parent-Bédard était féru de jeux vidéo. Sa mère lui a un jour suggéré de faire de l'argent, au lieu d'en dépenser autant là-dedans.
«Un mois plus tard, je fondais La Pierre angulaire du jeu électronique, une entreprise de location et de vente de consoles et de jeux vidéo», raconte le président de QuébéComm, qui avait 16-17 ans à l'époque, vers 1985. «C'était un concept unique en région, ça en a marqué plusieurs à Lévis. Mon magasin était situé près des écoles et du cégep, donc tout le monde venait me voir sur l'heure du dîner, le soir et les fins de semaine.»
M. Parent-Bédard se souvient de sa première expérience avec la gestion du risque. Il avait alors demandé une marge de crédit de 2000 $ pour se lancer en affaires. Aujourd'hui, il n'est pas rare qu'il doive avancer des sommes frôlant le million de dollars pour faire venir des vedettes comme Madonna ou organiser des événements d'envergure tels Le Grand Rire de Québec. «Dans le temps, je voyageais avec ma van dans les ports de New York pour me procurer les jeux en primeur et pouvoir négocier à rabais la marchandise qui arrivait en Amérique par cargo. Je pouvais acheter pour 30 000 $ de cassettes avant de revenir au Québec.»
Avec un chiffre d'affaires d'environ 50 000 $ dès la première année, l'entreprise était rentable, mais pas nécessairement profitable. N'empêche que c'est ce qui lui a permis de payer ses études à l'université, lorsqu'il s'est départi de ses actifs début vingtaine. «Ce sont les gens du Spécialiste du jeu vidéo à Limoilou qui m'ont acheté», mentionne M. Parent-Bédard, heureux de constater que le concept de son entreprise vit toujours, près de 30 ans plus tard.