Tobias Lindberg célèbre la victoire en prolongation d'Oshawa contre Québec, dimanche dernier. L'ailier gauche des Generals a pleinement savouré son premier duel contre son ami et compatriote Dmytro Timashov, des Remparts.

Sur la glace de son ami Dmytro

Le hasard a bien fait les choses pour Tobias Lindberg. Non seulement sa décision de s'amener au Canada a-t-elle tourné à son avantage, mais il a aussi profité de son séjour à Québec pour renouer avec Dmytro Timashov, son bon ami suédois qui l'avait imité en s'amenant au pays pour s'aligner avec les Remparts.
Le numéro 23 des Generals n'affrontera pas son compatriote à nouveau, aujourd'hui, en finale de la Coupe Memorial. Mais le joueur natif de Stockholm a pleinement savouré le premier duel contre son ami remporté 5-4 en prolongation, dimanche dernier.
«Il y avait un enjeu important, on voulait chacun l'emporter, mais c'était plaisant de s'affronter. Il avait marqué deux buts, j'en avais inscrit un, je pense que nous étions contents l'un pour l'autre», avouait l'ailier gauche, qui disputera un dernier match, aujourd'hui, tandis que la saison de son compatriote a pris fin, vendredi, avec une défaite contre Kelowna. Il s'envole d'ailleurs pour la Suède, demain.
À 19 ans, Lindberg est plus vieux d'un an que Timashov, mais ce mince écart n'a pas empêché les deux jeunes suédois d'évoluer au sein de la même équipe à la fin de l'adolescence. «Nous avons été des coéquipiers pendant deux saisons avec le programme de hockey de Djugarden quand j'avais 15 et 16 ans.
«Nous sommes de très bons amis, et après le match, nous avons pris le temps de jaser ensemble. Dmytro et moi, on a le même agent et on passe aussi plusieurs jours ensemble, l'été, pour s'entraîner», racontait celui qui connaît de réputation Nick Sorensen, l'ancien des Remparts qui a passé trois ans à Québec à l'époque de Patrick Roy.
Repos et tourisme
Les Generals n'ont pas joué depuis mardi, un privilège à la suite de leurs trois victoires en ronde préliminaire. Pendant que les Remparts disputaient trois matchs en trois jours, et que Kelowna devait se taper la demi-finale, vendredi, les champions de l'Ontario en ont profité pour se reposer et visiter la ville.
«J'ai adoré la semaine qu'on vient de passer à Québec, il s'agit d'une très belle ville, on avait l'impression d'être en Europe. Nous avons marché dans le Vieux-Québec, c'était bien, il y avait de jolies filles aussi», disait-il en souriant.
Choix de quatrième ronde des Sénateurs d'Ottawa en 2013, il s'était déjà promené dans les rues de Gatineau. «J'ai appris quelques mots, mais le français reste encore un mystère pour moi.»
Débarqué au pays en même temps que Timashov, Lindberg a amassé plus d'un point par match (78 en 67), Timashov ayant bouclé sa première campagne avec une récolte de 90 points et le titre de recrue de l'année de la LHJMQ. Il n'a pas hérité du prix au niveau canadien, un honneur qu'avait déjà reçu son entraîneur-chef, Philippe Boucher, en 1991.
«Ça m'a pris environ 15 matchs à m'habituer au jeu nord-américain», a souligné Lindberg. «Sur les petites patinoires, le style est plus offensif, on lance beaucoup plus au filet. En Suède, je pouvais avoir trois lancers par match, ici, on peut finir avec une dizaine. Les Sénateurs voulaient que j'évolue dans la LCH pour que je m'adapte plus rapidement à la LNH. J'ai réalisé qu'il y avait une bonne différence et ça m'a été profitable.»