L'Américain Steven Spielberg a réservé au Festival de Cannes son nouveau long métrage, Le Bon Gros Géant, mêlant émotion et merveilleux, d'après un célèbre roman du britannique Roald Dahl.

Steven Spielberg renoue avec le merveilleux

Voici les femmes, les hommes, les films et autres événements qui ont marqué la troisième journée de la compétition du 69e Festival de Cannes, samedi.
La femme
Signe du retour du cinéma d'outre-Rhin sur la Croisette, l'Allemande Maren Ade a offert aux festivaliers des fous rires en cascade avec Toni Erdmann, un film désopilant en lice pour la Palme d'or abordant la relation père-fille. Son héroïne est une jeune femme d'affaires ambitieuse, bien trop occupée pour se consacrer à sa famille.
Les hommes
L'Américain Steven Spielberg a réservé au Festival de Cannes son nouveau long métrage, Le Bon Gros Géant, mêlant émotion et merveilleux, d'après un célèbre roman du britannique Roald Dahl. Haut de sept mètres, un géant végétarien plus vrai que nature sauve la vie d'une petite fille qui lui rendra la pareille plus tard. «Il faut croire à la magie. Lorsque le monde ne cesse d'empirer, on a besoin de magie», a estimé le papa d'E.T.. «Des deux côtés de la caméra, nous sommes tous des enfants!»
<p>Park Chan-Wook</p>
En lice pour la Palme d'or, le réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook a présenté Mademoiselle, thriller érotique qui se déroule dans les années 30, faisant monter d'un cran la température sur la Croisette. Park Chan-Wook a remporté le Grand prix à Cannes en 2004 avec Old Boy.
À la Quinzaine des réalisateurs, l'Italien Paolo Virzi a présenté Folles de joie, son nouveau long métrage mettant en scène deux femmes que tout oppose, et qui s'enfuient d'une clinique psychiatrique, avec Valeria Bruni Tedeschi et sa mère. «La folie est un sujet qui fait peur, mais grâce à de bons acteurs, j'ai compris qu'il fallait plutôt avoir peur de ceux qui ont peur de la folie», a expliqué le réalisateur.
Le monstre du jour
<p>Maren Ade</p>
La véritable star du film de Maren Ade, Toni Erdmann, est un monstre poilu qui a déclenché des fous rires dans la salle lors de son apparition. Il s'agit d'un «Kukeri», ces  personnages géants masqués, censés faire peur aux esprits malveillants qui pourraient nuire aux récoltes. Ils défilent dans les villages bulgares à l'époque du Nouvel An, et pendant le carnaval. Dans le film, ce costume aux longs poils est porté par le père de l'héroïne. «Il est cette créature de grande taille pleine de mélancolie, avec une drôle de tête.»
L'avis des critiques
<p>Cristi Puiu</p>
Pour les critiques étrangers, Sieranevada du Roumain Cristi Puiu, huis clos familial, reste favori, devant le dernier opus social de Ken Loach, I, Daniel BlakeMa Loute est aussi cité dans la course au troisième jour de la compétition selon ces «palmoscopes» réalisés à Cannes par les magazines ScreenFilm Français et Gala.
Dévoilé samedi, Toni Erdmann de l'Allemande Maren Ade a reçu des critiques plus qu'enthousiastes: «première claque du festival de Cannes» selon Le Figaro, le film «sabote la compétition» en «atteignant les étoiles» selon Le Monde, et est «un sommet d'humanité et d'hilarité», selon le magazine américain spécialisé Variety.