Le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney

Steven Blaney rejette deux demandes de Gilles Lehouillier

Le ministre sortant dans Lévis-Bellechasse Steven Blaney a indiqué jeudi qu'un futur gouvernement conservateur n'a pas l'intention d'octroyer d'aide financière supplémentaire pour la construction d'un complexe aquatique à Lévis.
«La Ville de Lévis a déjà des sommes disponibles avec la taxe d'accise sur l'essence, qui a été rendue permanente, qu'on a indexée, qu'on a doublée», a justifié le ministre, en marge d'un point de presse où il a réitéré que son gouvernement imposerait des peines plus sévères aux récidivistes de l'alcool au volant.
Le maire de Lévis Gilles Lehouillier avait promis lundi de voter pour le candidat conservateur, libéral ou néo-démocrate qui allait s'engager à financer ce complexe aquatique, un projet de 28 millions $ qui est dans les cartons de la Ville depuis au moins une décennie, et dont le financement reste toujours à attacher.
Lorsque contacté par Le Soleil, le candidat libéral Claude Boucher s'est quant à lui engagé à financer ce complexe cher au maire Lehouillier. «On déplore l'interprétation restrictive des conservateurs, qui considèrent ces deux piscines comme une infrastructure sportive. Nous, on croit que c'est davantage un projet social et récréatif», avance-t-il. M. Boucher n'a «aucun doute» que Lévis aura sa part dans les 60 milliards $ promis par Justin Trudeau pour les infrastructures.
Quant au NPD, la position est plus nuancée. Christopher Young, attaché de presse du parti dans la région, nous a fait savoir par courriel que son parti appuierait la construction du complexe, mais «dans le respect des priorités du gouvernement du Québec».
Pas de loi plus claire
La demande du maire Lehouillier de clarifier la Loi sur l'aéronautique n'a pas non plus trouvé écho chez Steven Blaney. Le maire souhaite des règlements plus fermes, afin d'interdire de façon définitive le parachutisme à l'aérodrome de Pintendre.
«On a déjà émis des directives concernant les utilisateurs d'aérodromes et les propriétaires d'aérodromes», a souligné M. Blaney. «On pense qu'il y a une jurisprudence qui fait que les champs de compétence sont respectés [...] Ce qu'on veut éviter, c'est une judiciarisation ou encore une approche législative excessive.»