Spectacle des Rolling Stones: une nuit sur sa chaise pliante

Une cinquantaine d'admirateurs des Rolling Stones attendaient déjà à la porte des plaines d'Abraham vers 8h, mercredi, pour être aux premières loges du spectacle.
<p>Jonathan Thibault, de Lévis, a passé la nuit dehors, sur sa chaise de camping.</p>
<p>Benoît Lafortune et Nicolas Masters (à droite). Ce dernier, un Montréalais d'origine italienne, a vu les Rolling Stones plus de 50 fois.</p>
Jonathan Thibault, de Lévis, a passé la nuit dehors, sur sa chaise de camping. «Même s'il pleuvait, j'ai pas bougé pantoute», dit ce lui qui était le premier à attendre. M. Thibault attend de revoir son groupe fétiche depuis son dernier passage à Québec, au Colisée, en 1998.  
Les autres spectateurs ont commencé à affluer à partir de 17h. Nourriture, eau, couvertures, jeux de cartes et livres leur ont permis de s'occuper un peu pendant cette journée d'attente.
James et Reagan Quinn, de Vancouver, passent la semaine à Québec pour le Festival d'été. Mais le spectacle des Rolling Stones est ce qui les a décidés à venir faire leur tour. «On a fait des sandwichs avant de partir de l'hôtel et voilà, on est prêts!», lance M. Quinn. 
C'est sur un coup de tête que Simon Edwards, 24 ans, est parti de Toronto mercredi soir pour venir assister au spectacle. Il a conduit toute la nuit et retournera à la maison jeudi matin. «Je joue de la musique et les Rolling Stones ont une très grande influence sur moi», dit-il. Le Torontois compte dormir un peu pour récupérer de sa nuit blanche et peut-être même se plonger dans la biographie de Keith Richards au cours de la journée. 
<p>Un groupe de jeunes de 17 ans présents dans la file d'attente prouvent que la musique des Stones n'a pas d'âge.</p>
James et Reagan Quinn, de Vancouver, passent la semaine à Québec pour le Festival d'été. Mais le spectacle des Rolling Stones est ce qui les a décidés à venir faire leur tour.
Un détour par Québec
Les frères David et Michael Burns, de Melbourne, en Australie, ont mis la ville de Québec sur leur itinéraire de voyage d'un mois en Amérique du Nord spécifiquement pour le spectacle des Stones. 
Nicolas Masters, Montréalais d'origine italienne, a vu le groupe plus de 50 fois. «Je les ai vus partout dans le monde.» Arborant un t-shirt de la tournée de 1989, M. Masters croit que cette fois sera spéciale, parce que «c'est peut-être la dernière fois». 
Un groupe de jeunes de 17 ans présents dans la file d'attente prouvent que la musique des Stones n'a pas d'âge. «Je trouve que ça sonne vieux, épuré. Ça sonne incroyablement bien», lance Maxime Garon-Grimard.