Les Québécois Laurie Blouin, Maxence Parrot, Michael Roy et Antoine Truchon participeront en fin de semaine au Snowboard Jamboree.

Snowboard Jamboree : «un bon show» malgré quelques absents

Même si quelques gros noms manqueront à l'appel lors des Coupes du monde de demi-lune et de slopestyle présentées à Stoneham en fin de semaine à l'occasion du Snowboard Jamboree, Chantal Lachance estime que leur absence n'affectera pas le calibre et la qualité du spectacle.
«C'est la beauté des années olympiques», a mentionné la vice-présidente de GESTEV et directrice des opérations. «Si j'étais une athlète de premier niveau et que j'avais déjà été sélectionnée pour Sotchi et que les Jeux commençaient dans trois semaines, il y a de grosses chances que je n'aurais pas pris la chance de me péter la fiole en quelque part. Alors, je comprends très bien la décision de certains.»
Chantal Lachance a cependant rappelé que ce n'était pas tous les pays qui avaient complété leur équipe nationale. Elle a ajouté que les athlètes sélectionnés pour les Jeux n'étaient pas nécessairement les meilleurs. Ils l'avaient été parce qu'ils avaient répondu à des critères précis. 
«Certains pays, par exemple, disent à leurs athlètes : si tu es sur le podium aux Championnats du monde, tu iras aux Jeux. Mais si dans les faits, c'est moi qui suis la meilleure, mais que je n'ai pas une bonne journée lors des mondiaux...»
La vice-présidente a renchéri en disant que depuis le début de la saison, il y a des athlètes qui n'avaient pas encore sélectionnés pour les Jeux qui avaient battu des planchistes qui l'étaient. «Les athlètes classés deux, trois et quatre ne sont pas nécessairement mauvais. Et c'est certain qu'ils vont se battre ici pour mériter les dernières places disponibles pour Sotchi. On est donc assurés d'avoir un bon show. Il y a des gens qui sont chez nous qui risquent de gagner une médaille aux Jeux.»
Des femmes au Big Air?
À 72 heures du Big Air, les organisateurs du Snowboard Jamboree ignorent toujours si des femmes prendront part à la spectaculaire épreuve disputée à l'Îlot-Fleurie. Les femmes hésitent à prendre part à l'événement. Elles veulent d'abord voir le site avant de se décider.
«Je dirais que je comprends davantage les filles que je suis déçue. Comme nous sommes à trois semaines des Jeux olympiques, elles ne veulent pas risquer de se blesser. Il y a aussi des questions d'assurances qui sont entrées en ligne de compte. Il y a des athlètes dont les assurances couvrent les blessures lors des compétitions, mais qui ne les couvriront pas lors d'un événement de type démonstration. C'est dans les prochains jours que nous saurons si elles seront au Big Air. Mais une chose est sûre, l'intérêt est là.»
Chantal Lachance a profité de sa rencontre avec les gens des médias, mardi, pour annoncer que le Snowboard Jamboree faisait maintenant partie du World Snowboard Tour au niveau cinq étoiles, un circuit regroupant 3000 athlètes et sur lequel on retrouve les fameux X Games. 
«On pense qu'avec l'orientation 100 % freestyle que l'on veut donner au Snowboard Jamboree, on fait aussi partie de cette famille-là. Et cette décision aura des répercussions à long terme. À l'avenir, les athlètes qui ne font pas la Coupe du monde vont quand même pouvoir venir compétitionner chez nous. De plus, nous profiterons de nouvelles retombées médiatiques, les puristes du snow qui n'ont pas d'intérêt pour les JO ou autres vont avoir envie de suivre l'événement présenté chez nous.»
Parrot devant parents et amis
À quelques jours de la présentation du Snowboard Jamboree, Maxence Parrot est fébrile. Obligé de s'expatrier afin de prendre part aux épreuves de slopestyle de la Coupe du monde, il aura la chance, en fin de semaine, de compétitionner devant parents et amis. «J'ai bien hâte», a expliqué le planchiste originaire de Cowansville qui demeure maintenant à Bromont. «Et ce n'est pas quelque chose qui me rajoute de la pression. Quand je compétitionne, je le fais pour moi-même. Et je ne me préoccupe pas des autres. Je serai tout simplement heureux de savoir qu'ils seront là pour me voir descendre.» 
Premier Canadien au classement mondial du slopestyle, Parrot devrait normalement être sélectionné sur l'équipe canadienne qui ira à Sotchi. Avec une performance à la hauteur de celles qu'il a offertes cette saison lors du Snowboard Jamboree, il officialisera sa participation aux Jeux. «Je pense qu'il y a seulement les blessures qui pourraient m'empêcher d'être sur l'équipe. Mais le slopestyle est un sport extrême. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Mais je n'ai pas l'intention de m'asseoir sur mes lauriers. J'essaie toujours de pousser mes limites. Si je vais aux JO, ce sera pour gagner une médaille d'or. Et pour y arriver, je devrai innover. Je vais donc profiter des prochaines semaines pour roder des choses et pousser mes limites.»