METAL ALTERNATIF, .5: The Gray Chapter, Slipknot

Slipknot: lourd et solide ***

On pourra dire ce qu'on voudra de Corey Taylor et de sa smala, ils ont à tout le moins le mérite d'avoir un peu plus d'originalité dans leur musique que Limp Bizkit, issu de la même mouvance.
Et puisqu'ils n'avaient pas fait d'album depuis six ans, ils n'ont pas succombé aux sirènes du dubstep comme Korn ou Linkin Park. Avec ce premier album en six ans, les neuf types aux masques bizarroïdes présentent un album lourd et rapide avec les guitares de Jim Root et de Mick Thomson qui tronçonnent tout sur leur passage.
Avec 14 titres, l'album est un peu long et quelques pièces se ressemblent côté structure, mais la voix virile et agressive de Taylor réussit toujours son effet et crée, au surplus, un contraste intéressant quand le chanteur se lance dans des segments plus mélodiques.
L'absence du bassiste Paul Gray, décédé en 2010 et remplacé par le Britannique Alessandro Venturella, et de Joey Jordison, mis à la porte en décembre et remplacé par un batteur que le groupe refuse d'identifier pour le moment, ne pèse pas très lourd, car la section rythmique demeure solide. Le retour du producteur Greg Fidelman, qui avait produit le troisième album de Slipknot et travaillera aussi sur le prochain Slayer, est également une bonne nouvelle.