Devon Kershaw a terminé 56e au sprint individuel, mardi.

Ski de fond: des doutes sur Kershaw pour le sprint par équipe

La question se posait après la 56e position de Devon Kershaw au sprint individuel. Sa place à côté d'Alex Harvey au sein du sprint par équipe est-elle menacée? «Il va y avoir une bonne discussion, ce sera entre lui et Lenny, les coachs décideront», a répondu l'entraîneur de Harvey, assuré d'être de la partie.
Kershaw ne roule plus autant qu'en 2011, lorsqu'il a remporté le championnat du monde du sprint par équipe avec son coéquipier de Saint-Ferréol-les-Neiges. Mardi, il a livré une contre-performance, selon l'évaluation de Louis Bouchard. Pendant ce temps, Valjas ratait la qualification de peu avec une 36e place. Ce qui pourrait jouer contre sa sélection, toutefois, c'est qu'il a raté la majeure partie de la saison en raison d'une blessure à un genou.
Questionné à ce sujet, Harvey se demandait si le grand Estonien avait l'endurance nécessaire pour se taper une épreuve aussi exigeante que le sprint par équipe. «Il a manqué beaucoup d'entraînements, cette année, et au sprint par équipe, ça prend de l'endurance. On verra, ce sont les coachs qui prendront la grosse partie de la décision, mais il reste encore une semaine, on a le temps. Il s'agit de la première course de Devon, je pense qu'il va rebondir.»
Harvey, lui, ne se pose pas de question. Sa forme est à point, même qu'il participera au 15 km classique, vendredi. «C'est pour cela [la 56e place de Kershaw] qu'Alex saute dans le 15 km, il se dit «ben là, je vais mettre toutes les chances de mon bord et on va voir qui fera le sprint par équipe avec moi». Je trouve que faire le 15 km, c'est une bonne idée. Il se sent bien, tout est parfait», affirmait celui qui fut l'entraîneur de Valjas pendant cinq ans au Centre national Pierre-Harvey.
Un atout à considérer
Kershaw a encore un atout dans sa manche, soit la constance qu'il affiche dans l'effort. À la vitesse pure de Valjas, le fidèle coéquipier de Harvey réplique avec une (vitesse) de croisière, sauf qu'il ne parvient pas à passer à la supérieure.
«Si ça allait lentement pour les deux premières rondes, et qu'à la dernière, Lenny aurait encore de l'énergie, il pourrait le faire. Mais Alex a tout à fait raison, c'est dur à prévoir dans son cas parce qu'il pourrait complètement crasher et perdre 30 secondes. Logiquement, pour durer, Devon est là.»
Voilà qui donne une idée de la discussion qui se tiendra. Une partie de la réponse viendra après le 15 km, l'épreuve de prédilection de Kershaw, qui a lieu cinq jours avant le sprint par équipe qui reste «ma meilleure chance de médaille», a répété Harvey, mardi.