David Latulippe, 25 ans, a utilisé sa voiture comme une arme le soir du 24 octobre 2011 à Laurier-Station, lorsqu'il s'en est pris au nouveau conjoint de son ex-amie de coeur. 

Six mois de détention à domicile pour de la rage au volant

David Latulippe, coupable de voies de fait armées et de conduite dangereuse à la suite d'un épisode de rage au volant sur l'autoroute 20, écope de six mois de détention à domicile.
Latulippe, 25 ans, a utilisé sa voiture comme une arme le soir du 24 octobre 2011 à Laurier-Station, lorsqu'il s'en est pris au nouveau conjoint de son ex-amie de coeur. À trois reprises, il a heurté le véhicule conduit par le plaignant, qu'il suivait avec insistance depuis plusieurs minutes.
Au troisième impact, la victime a perdu la maîtrise de sa Honda Civic, a fait un 360 degrés, a traversé le terre-plein puis s'est retrouvée en sens inverse au beau milieu de l'autoroute Jean-Lesage. L'automobiliste n'a pas été blessé et aucun autre véhicule n'a été impliqué. L'agresseur, qui avait 21 ans à l'époque, a quant à lui pris la fuite.
Le juge Jean Asselin a qualifié les gestes de Latulippe «d'irréfléchis et d'impulsifs», en plus de le taxer «d'insouciance» et d'avoir manqué de jugement. Il a mis l'accent sur la vitesse excessive lors de l'agression et sur la témérité dont il a fait preuve en mettant la vie de la victime en danger et celles des autres usagers de la route.
Le magistrat l'a finalement condamné à une peine de six mois de détention avec sursis. Latulippe devra donc rester dans son appartement de Val-Alain 24 heures sur 24 les trois premiers mois de sa peine, puis de 23h à 6h les trois mois suivants. Le juge a consenti à des exceptions du 24 au 26 décembre et du 31 décembre au 2 janvier pour lui permettre de prendre part aux réjouissances des Fêtes avec sa famille.
Le juge Asselin a souligné que, malgré la gravité des gestes commis par Latulippe, son cheminement laisse croire à une réhabilitation facile. Le risque de récidive est selon lui très faible grâce au support de son entourage et de sa prise de conscience après le crime. «L'agent de probation a dressé un portrait très positif [de l'accusé]. Il a exprimé des remords sincères. Il s'est montré sensible au fait d'avoir mis la vie [de la victime] en danger», a énuméré le juge Asselin, ajoutant que le détenu avait complété un suivi thérapeutique entre 2011 et 2013. 
Le permis de conduire de Latulippe a été saisi et sera remis à la Société de l'assurance automobile du Québec. Cette suspension pourrait l'empêcher de conduire pour une période allant jusqu'à quatre ans. Le juge lui a finalement interdit tout contact avec la victime dans cette affaire.