FOLK-ROCK, Pêcher rien, Simon Kingsbury

Simon Kingsbury: contrastes et mélancolie ***

Quatre ans après avoir tenté sa chance aux Francouvertes, Simon Kingsbury ose un premier album complet.
Celui qui oeuvrait au sein de la formation rock Lac Estion a ralenti un peu la cadence pour montrer un visage plus folk en solo.
Nourries d'amours malheureuses, de regrets et d'une mélancolie certaine, les chansons de Kingsbury s'enchaînent dans une sorte de thérapie musicale, sans être lourdes pour autant: une poignée de titres jouent plutôt de contrastes en se déployant d'entraînante manière (la sautillante Chandail en offre le meilleur exemple).
La voix bien assurée et la plume plutôt dégourdie, l'auteur-compositeur-interprète distille la poésie romantique ou tristounette qu'il signe avec la collaboration de Savia Fleury à grand renfort de guitares groundées et de batterie bien affirmée.
En alternant les titres épurés (Comme douze, Bonjour) et les envies plus pesantes (Comédien, Tu prends la mer) Pêcher rien évite le piège du linéraire, avec des qualités mélodiques toutefois un peu inégales.