Le boisé Woodfield

Sillery: «Si le PLQ est élu, c'est fini pour les grands domaines»

Le porte-parole de la Coalition pour l'arrondissement historique de Sillery, Charles Robert Dionne, traite d'«imposteur» le député sortant de Jean-Talon, le Dr Yves Bolduc. Celui-ci réplique que l'organisation a une «idéologie particulière» et s'oppose à tout développement.
La table est mise pour la rencontre qui doit avoir lieu mercredi soir entre les deux parties. Réagissant à la sortie de M. Bolduc, qui accusait dans nos pages le Parti québécois d'avoir tourné le dos aux électeurs de Sillery en autorisant la construction de condos sur les domaines religieux du chemin Saint-Louis, M. Dionne a traité le libéral d'«imposteur».
Selon lui, M. Bolduc a toujours été en faveur du développement des terrains patrimoniaux - «il nous disait d'accepter le progrès» - et c'est son gouvernement qui a permis le lotissement en premier. «Si on avait eu le Parti libéral [en 2012] et si le Parti libéral est élu, pour nous, c'est clair, c'est terminé pour les grands domaines», martèle M. Dionne.
Celui-ci convient que «naturellement, on aurait aimé mieux une autre décision» pour le boisé Woodfield, qui sera développé avec l'autorisation de l'actuel ministre de la Culture, Makka Kotto, mais n'en veut pas au PQ outre mesure.
Le candidat péquiste Clément Laberge ne se gêne d'ailleurs pas pour brandir cet appui. «Ce qui revient toujours, c'est qu'il [M. Bolduc] n'est pas intéressé par ce dossier-là», a-t-il commenté lundi.
«Je suis pas sûr qu'il y a beaucoup de monde qui est bon pour eux autres», a répliqué le Dr Bolduc, informé de l'attaque de la Coalition. «Pour eux autres, s'occuper du dossier, c'est qu'il y ait aucun développement», a-t-il poursuivi.
«Leur idéologie, c'est qu'il ne devrait quasiment même pas y avoir de rénovation dans le secteur. Je pense que c'est un groupe particulier comme on a des groupes écologistes qui ne veulent pas développer le pétrole», a-t-il comparé, souhaitant tout de même les rencontrer et insistant sur l'importance de respecter leur opinion.
Le Dr Bolduc a également fait l'objet de critiques de son adversaire qui lui reproche de poursuivre sa pratique médicale et conséquemment de délaisser sa circonscription. «On a besoin de médecins, je comprends qu'il doit garder un contact avec la pratique. Par contre, je pense que ça ne peut pas être un choix qui se fait au détriment du travail qui est nécessaire de député», expose le candidat péquiste.
Le Dr Bolduc réplique qu'il ajuste ses heures de clinique en fonction de son travail politique.