Sergio Garcia, vêtu de son veston vert, au sommet de l'Empire State Building à New York

Sergio Garcia rejoint les grands d'Espagne

Inspiré par de renommés compatriotes, l'Espagnol Sergio Garcia a finalement remporté un tournoi majeur.
Le premier trou de prolongation a scellé pour «El Niño» le veston vert du Tournoi des maîtres, redorant le blason d'une génération sportive très distinguée, en Espagne.
Les louanges sont venues de bien haut, le roi Felipe VI proclamant «un triomphe spectaculaire pour le golf espagnol».
«Merveilleux! La fierté du sport espagnol», a ajouté sur Twitter le premier ministre, Mariano Rajoy.
Avant le tournoi, Jose Maria Olazabal, champion à Augusta en 1994 et 1999, a dit à Garcia, 37 ans, de rester calme et de ne pas se laisser affecter par certaines choses, comme c'est arrivé dans le passé. Ces paroles de sagesse l'ont lancé sur la voie du succès, mais Garcia a aussi puisé des forces en pensant au regretté Seve Ballesteros, légende du golf espagnol.
Tout cela l'a aidé à rester concentré alors que jadis, moins confiant, il aurait pu se laisser dérouter. Garcia a effacé deux coups de retard derrière Justin Rose, avant d'être couronné au trou additionnel.
L'esprit de Ballesteros
En 1980, Ballesteros est devenu le premier Européen à remporter le Tournoi des maîtres. Il a certainement laissé sa marque dans le golf, encore plus en ce qui concerne Garcia.
«Il m'est revenu à l'esprit quelques fois, il n'y a pas de doute là-dessus», a dit Garcia à propos de Ballesteros, qui est décédé en 2011, de complications résultant d'une tumeur cancéreuse au cerveau. «Et je suis sûr qu'il m'a aidé un peu sur certains coups, certains roulés.»
Ballesteros aurait eu 60 ans, dimanche. «C'est fabuleux de gagner le tournoi ce jour-là et de rejoindre lui et Olazabal, mes deux idoles dans le golf», a dit Garcia.
Le triomphe a délogé le Real Madrid et le FC Barcelone de la page frontispice des quotidiens sportifs de l'Espagne.
«ENFIN!», a claironné Marca, tandis qu'El Mundo Deportivo a titré «MAESTRO».
Creux de vague pour le sport espagnol
Sa victoire arrive dans un creux de vague pour le sport espagnol. Le tennisman Rafael Nadal a été ralenti par des blessures; les joueurs de soccer Iker Casillas et Xavi Hernandez approchent de la retraite; Pau Gasol est devenu plus discret dans la NBA; Alberto Contador n'est plus vu comme un favori du Tour de France et Fernando Alonso galère en F1, avec sa McLaren.
«Tellement excitant après avoir combattu si ardemment si longtemps, a écrit Nadal sur Twitter, au sujet de Garcia. Félicitations! Quelle joie!»