La présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec s'étonne du recours si fréquent au temps supplémentaire.

Sciences infirmières: des changements dans les universités

De nouvelles spécialités en sciences infirmières feront leur entrée à l'Université Laval d'ici deux ans. «Ce qu'on aimerait, c'est ouvrir une concentration d'infirmières praticiennes spécialisées en soins aux adultes», souhaite Mireille Lavoie, doyenne de la faculté des sciences infirmières de l'Université Laval.
<p>Mireille Lavoie, doyenne de la faculté des sciences infirmières de l'Université Laval</p>
Ces infirmières pourront travailler dans un centre hospitalier ou une clinique spécialisée en soins de deuxième ou troisième ligne et aideront des patients adultes en situation critique.
Cette nouvelle spécialité s'inscrit dans la lignée de celles proposées par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et le Collège des médecins, en plus des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en soins pédiatriques et en santé mentale et psychiatrique.
L'Ordre - ainsi que le gouvernement - pousse beaucoup pour grossir les cohortes d'IPS, indique Mme Lavoie. «Ça représente des défis. Il faut s'organiser en conséquence pour accueillir ces cohortes-là», indique-t-elle.
«Si on augmente les cohortes, il faut augmenter les ressources professorales. Il faut s'assurer que les budgets au ministère vont suivre. Il faut aussi s'assurer de la disponibilité des milieux de stage et des superviseurs de stage.»
Passer les étapes
La Faculté des sciences infirmières souhaite encourager la formation de plus en plus d'IPS, mais les ressources doivent être mises en place pour accueillir ces cohortes. 
«L'Ordre souhaiterait qu'on puisse mettre ça en branle cette semaine... hier. Mais ça prend un certain temps pour développer le programme», rappelle-t-elle, évoquant notamment les nombreuses approbations que la faculté doit attendre avant d'aller de l'avant. «Il faut passer par les étapes nécessaires avant l'implantation.»
D'ici deux ans, les étudiants en sciences infirmières pourront se diriger vers cette spécialité. Mais le nombre d'IPS qui sortiront des universités pourrait être plus réduit que les attentes. 
«On est très ouverts à accueillir tout ceux seraient intéressés à poursuivre une formation en sciences infirmières. On déploierait les ressources nécessaires si les cohortes venaient à augmenter», exprime-t-elle. Cependant, la tendance générale démontre que, loin d'augmenter, la cohorte d'étudiants en sciences infirmières tend plutôt vers la stabilité. Et que d'ici quelques années, elle pourrait même diminuer. On envisage éventuellement une légère baisse, en raison des courbes démographiques.»
Pour le moment, environ 1300 futures infirmières poursuivent leurs études à l'Université Laval. De ce nombre, nombreuses sont celles qui poursuivent à la maîtrise ou au doctorat, où le pourcentage d'hommes est plus élevé qu'au baccalauréat. 
La faculté s'adapte aux changements dans la profession. Depuis que les infirmières peuvent exercer de nouvelles responsabilités, dont la prescription, les universités ont mis à jour leur formation, notamment en soins de plaie et en contraception. 
Mireille Lavoie ainsi que la faculté s'assure ainsi que chaque nouvelle infirmière sera bien préparée à affronter les nombreux défis en santé.