Sam Roberts est de passage à l'Impérial de Québec samedi le 2 mars à 20h.

Sam Roberts: retour à la scène

Ayant tout juste lancé leur dernier album, Lo-Fantasy, Sam Roberts et son groupe s'arrêteront à l'Impérial samedi à l'occasion d'une tournée de rodage qui les mènera aux quatre coins du Canada et aux États-Unis. Le chanteur et guitariste montréalais avoue qu'il avait hâte de renouer avec la scène.
«C'est véritablement ça, l'esprit du groupe, comment il performe sur scène. D'ailleurs, j'ai toujours souhaité minimiser l'écart entre la scène et le studio. C'est pour ça que j'ai enregistré mon dernier album de façon à avoir vraiment un son live», déclare l'interprète de Don't Walk Away Eileen et Brother Down en entrevue au Soleil.
«Nous ferons des dates dans de plus petites salles au Canada et aux États-Unis ce printemps avant la plus grande tournée cet automne», poursuit-il en avouant cependant qu'avec trois enfants, dont la plus vieille est âgée de sept ans, il n'est plus possible pour lui de partir sur la route pour des périodes de trois mois comme il le faisait auparavant.
Vie de famille
«Il faut savoir s'organiser pour que ta vie de famille ne souffre pas à cause de ta vie professionnelle. Maintenant, je pars pour une semaine ou 10 jours et ça me permet de participer à la vie de mes enfants. C'est la même chose quand j'ai travaillé sur le nouvel album. Le studio était près de chez moi, à Notre-Dame-de-Grâce. J'y allais à vélo, je pouvais aussi aller reconduire les enfants à l'école, à leurs cours de ballet, de musique», poursuit-il.
Le musicien ajoute aussi que son cycle créatif est maintenant beaucoup plus long puisque la période de tournées suivant un album s'étend généralement sur un an et demi. «Ensuite, tu retournes chez toi pendant un an pour essayer de trouver l'inspiration pour du nouveau matériel.»
Son inspiration
Et son inspiration, Sam Roberts la puise non seulement au Canada, mais aussi en Afrique comme le démontrent des pièces comme Angola, tirée de son dernier album, ou Lions of the Kalahari, qu'il avait gravée sur Love at the End of the World, paru en 2008.
«Mes parents venaient de quitter l'Afrique du Sud depuis quelques semaines seulement quand je suis né à Montréal en 1974. Mes racines et mes traditions sont celles de l'Afrique du Sud, une partie de ma famille habite encore là-bas et j'y retourne presque à chaque année», raconte-t-il.
Pour avoir vu l'Afrique du Sud évoluer au fil de ses voyages, il signale également l'apport immense apporté par l'ex-président Nelson Mandela, décédé en décembre. «C'est la personne qui a donné à ce pays la possibilité d'un futur. La première fois que je suis allé en Afrique du Sud, c'était encore l'apartheid, quelque chose qui est presque impossible à comprendre pour un Canadien», souligne-t-il.
Roberts ajoute que même si les membres de sa famille sont blancs, la situation était difficilement tenable sous l'ancien régime. «Sans esprit de réconciliation, je ne crois pas que les membres de ma famille qui sont encore là-bas y seraient restés. Dans les années 70, il n'y avait pas beaucoup de positif. C'était une société fermée, contrôlée de façon stricte par le gouvernement et pas du tout ouverte sur le monde. Pour des jeunes de n'importe quelle couleur, c'était un endroit où il n'y avait pas beaucoup de liberté.»
Le musicien garde un bon souvenir de son dernier voyage dans la nation arc-en-ciel l'an dernier. «Même s'il existe encore de grandes différences entre les riches et les pauvres, c'est incroyable tout le changement qui est survenu depuis quelques années. C'est un pays complètement différent maintenant.»
Vous voulez y aller?
Qui: Sam Roberts Band (invités: Fast Romanticset Mauves)
: Impérial de Québec
Quand: samedi à 20h
Billets: 15 $
Tél.: 418 523-2227 ou 418 523-3131