L'accusé Guillaume Côté a été congédié par la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval en février dernier pour avoir fait travailler deux cols bleus sur des rénovations effectuées à son domicile.

Sainte-Brigitte-de-Laval: un ex-directeur accusé d'abus de confiance

De façon très discrète, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a réalisé une enquête au cours des derniers mois qui a mené à l'inculpation au criminel de l'ancien directeur des travaux publics de la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, Guillaume Côté.
Celui-ci est le premier individu à être accusé au criminel à la suite d'une enquête de l'UPAC dans la région de Québec depuis le dépôt d'accusations contre l'ancien ministre libéral Tony Tomassi, en octobre 2011, précise la porte-parole de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence. 
Côté est cet homme de 39 ans qui a été congédié par la municipalité en février dernier pour avoir fait travailler deux cols bleus sur des rénovations effectuées à son domicile, les 12 et 13 juillet 2012, durant leurs heures de travail. Visiblement, une plainte a été déposée aux policiers dans cette affaire, car Côté a été interrogé par les enquêteurs de l'UPAC. En mai, il a reçu un avis écrit l'obligeant à comparaître au palais de justice de Québec le 5 juin.
Selon la dénonciation accessible au greffe, Côté doit faire face à des accusations d'abus de confiance et d'avoir utilisé des documents contrefaits, soit des feuilles de temps, comme s'il s'agissait de documents authentiques. 
L'homme, qui a déjà été reconnu coupable dans le passé de deux accusations de conduite avec les capacités affaiblies, doit revenir devant le tribunal le 23 juillet. Joint mercredi, le principal intéressé a répété au Soleil que les accusations déposées contre lui étaient injustes et qu'il allait démontrer son innocence durant un éventuel procès.
Dans notre édition de mercredi, nous rapportions que des enquêteurs de l'UPAC s'étaient rendus à Sainte-Brigitte-de-Laval au cours des derniers jours afin de rencontrer des employés municipaux.
Lors d'une entrevue réalisée à son domicile, le maire de la municipalité, Gilbert Thomassin, a assuré que ces interventions de l'UPAC étaient uniquement reliées à l'ancien directeur des travaux publics, Guillaume Côté. M. Thomassin jure qu'aucun autre employé ou élu municipal ne fait présentement l'objet d'une enquête de l'UPAC.
«Il n'y a rien d'autre, a-t-il lancé. Moi, j'ai pas besoin d'enveloppes brunes pour vivre. J'ai assez d'argent pour manger.»
M. Côté avait pour sa part déclaré au moment de son congédiement que l'UPAC enquêtait déjà sur des cas de malversation à la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval.
La porte-parole d e l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, a limité ses commentaires sur la présence d'enquêteurs à Sainte-Brigitte-de-Laval, en affirmant que «l'enquête se poursuit».