La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele

Sainte-Brigitte-de-Laval: plainte à l'UPAC envisagée contre l'ex-dg

La mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, envisage de déposer une plainte à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) contre l'ancien directeur général de la municipalité, Gaétan Bussières.
Lundi soir, le conseil municipal a congédié le dg pour «faute grave, illégalités et rupture définitive de lien de confiance entre lui et son employeur». La mairesse a notamment justifié cette décision en affirmant que M. Bussières se serait fait transférer une somme de 45000 $ de façon «illégale» en provenance de la municipalité, en 2012.
En entrevue avec Le Soleil, Mme Daniele a indiqué que tous les scénarios sont sur la table, dans la foulée de ce congédiement, en incluant une plainte officielle à l'UPAC.
«C'est une possibilité», a-t-elle affirmé, mercredi après-midi. «Nous allons faire le tour de la question avec nos avocats, afin de voir quelles sont nos options. Il est possible aussi que nous demandions une rencontre avec le MAMROT [ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire].»
Sans écarter l'hypothèse complètement, la femme ne croit pas que la Ville entreprendra des recours juridiques afin de forcer Gaétan Bussières à rembourser les montants qu'il aurait perçus en trop auprès de son employeur. Elle redoute que les frais judiciaires liés à une telle démarche ne permettent pas de couvrir la somme qui pourrait être récupérée au bout du compte.
Lors de ce même entretien avec Le Soleil, Mme Daniele a pourfendu l'ex-maire de la municipalité, Gilbert Thomassin, sur l'explication qu'il a donnée au Soleil pour justifier le versement de ces 45000 $ à l'ex-dg. Selon M. Thomassin, M. Bussières avait droit de mettre la main sur ce montant qui aurait été constitué dès 2002 comme indemnité de départ. En 2012, M. Bussières aurait demandé à l'ex-maire de faire un placement avec la somme, ce que M. Thomassin a accepté.
«Avant 2012, il n'y avait pas un sou dans ce fonds, rétorque Mme Daniele. Le fonds rétroactif a été créé en mars 2012, et la somme a été transférée en septembre 2012. La version de M. Thomassin ne tient pas la route.»
Elle-même une ancienne employée de Sainte-Brigitte-de-Laval, la mairesse assure ne pas agir par vengeance contre M. Bussières. Elle a quitté ses fonctions de directrice de l'urbanisme il y a quelques années, notamment parce qu'elle ne s'entendait pas avec le dg Bussières. Elle avait alors reçu une indemnité de 36 semaines de salaire. «Je le fais par équité et transparence pour les citoyens, qui s'attendent à une utilisation justifiée des deniers publics.»
Le Soleil a pu joindre M. Bussières, mercredi après-midi, mais il a affirmé qu'il préférait ne pas émettre de commentaire pour le moment.
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Une conseillère poursuit... la Ville
Sainte-Brigitte-de-Laval a déjà dépensé quelque 100000 $ en frais d'avocats dans le dossier des murs de soutènement du Domaine Sainte-Brigitte-sur-le-Golf, affirme la mairesse Wanita Daniele. La Ville et le promoteur qui a assuré le développement de ce domaine se font poursuivre par une trentaine de propriétaires du quartier, en raison de la présence derrière leur maison de murs de soutènement non sécuritaires été érigés en même temps que leur résidence. Le nouveau conseil se trouve dans une situation particulière, alors qu'une conseillère élue en novembre, Marie-Ève Racine, fait partie des propriétaires qui poursuivent la Ville et le promoteur. «Peu importe qui est impliqué dans ce dossier, ce que nous avons demandé à notre nouvelle firme d'avocats est de trouver un terrain d'entente avec les différentes parties afin d'en venir à un règlement hors cours, pour que les murs soient remis en bon état, indique Mme Daniele. Nous avons demandé la tenue d'une conférence de règlement à l'amiable dans ce dossier avec les différentes parties et nous attendons leur réponse.»