Martin Godin

Saint-Isidore: Martin Godin avait discuté avec un ami avant le drame

Le soir où il aurait décidé de prendre la vie de Benoît Daigle, de son ex-conjointe Nancy Samson et de ses filles, Martin Godin a appelé un ami pour tenir des propos qui pouvaient laisser croire qu'il pourrait mettre fin à ses jours.
Le Soleil a appris que cet appel a eu lieu à un moment rapproché du drame qui s'est déroulé samedi soir dernier. En discutant avec Godin, l'ami en question a compris que quelque chose n'allait pas, en raison des propos préoccupants tenus par l'homme de 54 ans. Mais ce dernier ne lui a pas parlé du carnage. Dans ce contexte, l'ami a appelé le 9-1-1 quand il a raccroché, inquiet pour l'intégrité physique de Martin Godin.
Samedi soir, vers 20h45, les corps de Nancy Samson et du nouvel amoureux de celle-ci, Benoît Daigle, ont été retrouvés sans vie dans un chalet de Ste-Croix-de-Lotbinière. C'est Mme Samson elle-même qui a appelé le 9-1-1 avant qu'elle ne meure étranglée. Quelques heures plus tard, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont découvert un autre bain de sang dans la résidence de Godin située à Saint-Isidore.
Atteintes par les balles d'une arme à feu manipulée par leur père, Medora, 13 ans, avait déjà rendu l'âme, alors que Béatrice, 11 ans, était gravement blessée. La dernière est morte plus tôt cette semaine. Même s'il a retourné l'arme contre lui, Godin a survécu et est toujours vivant à l'hôpital.
La Sûreté du Québec a refusé jeudi de confirmer les renseignements obtenus par Le Soleil sur cet appel logé par Godin à un ami. La police poursuit toujours son enquête dans cette sordide affaire. Jeudi après-midi, l'état de santé du présumé tueur était toujours considéré comme critique, mais stable à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec.